Échantillons de produits chimiques et physiques
Alcalinité
L’alcalinité est un indice de la capacité tampon de l’eau. Elle est étroitement liée à la dureté de l’eau. La plupart du temps, l’alcalinité est produite par des anions ou des espèces moléculaires d’acide faible, principalement de l’hydroxyde, du bicarbonate ou du carbonate. Les autres espèces comme le borate, le phosphate, le silicate et l’acide organique peuvent y contribuer, dans une moindre mesure. L’alcalinité est exprimée en quantité équivalente de carbonate de calcium. Étant donné que l’alcalinité de la plupart des eaux de surface canadiennes est due à la présence de carbonates et de bicarbonates, l’alcalinité mesurée correspond à la dureté de l’eau.
Plomb
La concentration maximale acceptable de plomb dans l’eau potable est de 0.005 mg/L.
Le plomb est un poison qui peut attaquer gravement le système nerveux central. Les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants de moins de six ans sont les populations les plus vulnérables. La présence du plomb dans l’eau du robinet vient de la dissolution des sources de contamination naturelles ou du plomb contenu dans la tuyauterie des maisons sous forme de tuyaux, de soudures ou de raccords au réseau. La quantité de plomb de la tuyauterie qui peut être dissoute dépend de plusieurs facteurs, dont l’acidité de l’eau (pH), sa dureté et son temps de séjour.
Le plomb n’est plus utilisé dans les réseaux de distribution et la plomberie depuis 1945. Les personnes vivant dans des maisons construites avant cette date doivent faire couler l’eau pendant quelques minutes avant de la boire (pour éliminer l’eau ayant stagné dans les tuyaux). Il est recommandé de chasser l’eau du robinet avant d’en prélever pour l’échantillonnage ou les analyses. Le plomb n’est pas considéré comme inquiétant aux TNO où il ne subsiste que quelques maisons ou réseaux de distribution anciens.
Aluminium
Aucune recommandation en matière de santé (concentration maximale admissible) ou aucun objectif d’ordre esthétique n’a été défini pour l’aluminium contenu dans l’eau potable. L’aluminium est le métal le plus abondant sur terre. Il constitue environ 8 % de la croûte terrestre. Il est présent dans de nombreux minéraux. L’aluminium est principalement extrait sous forme de bauxite, un minerai contenant 40 à 60 % d’oxyde d’aluminium. L’aluminium est également un composant normal du sol, des tissus des plantes et des tissus animaux.
À titre de précaution, les stations de traitement d’eau utilisant des coagulants à base d’aluminium devraient optimiser leurs opérations afin de réduire le plus possible les niveaux d’aluminium résiduel dans l’eau traitée. Pour les stations qui utilisent des coagulants à base d’aluminium, les valeurs recommandées sont de moins de 0,1 mg/L d’aluminium total pour les stations de traitement conventionnelles et de moins de 0,2 mg/L d’aluminium total pour les autres types de systèmes de traitement (p. ex. stations de filtration directe, de filtration en ligne et d’adoucissement à la chaux). Ces valeurs sont basées sur une moyenne mobile annuelle d’échantillons mensuels.
Arsenic
La concentration maximale acceptable provisoire d’arsenic dans l’eau potable est de 0,025 mg/L. Le niveau d’arsenic dans les cours d’eau se situe généralement entre 0,001 et 0,002 mg/L.
L’arsenic présent dans l’air ambiant provient principalement de la combustion de combustibles fossiles (particulièrement le charbon), de la production de métaux, des utilisations agricoles et de l’incinération des déchets. L’arsenic dans l’eau provient de la dissolution de minéraux et des minerais, provenant d’effluents industriels et de dépôts atmosphériques. Les sources naturelles d’arsenic, comme les roches en contenant qui se dissolvent, contribuent largement à la présence d’arsenic dans l’eau potable et dans les eaux souterraines.
Baryum
La concentration maximale acceptable de baryum dans l’eau potable est de 1,0 mg/L.
Le baryum est présent comme élément trace dans la roche ignée et dans la roche sédimentaire. Bien qu’on ne le retrouve pas à l’état libre dans la nature, il est présent dans un certain nombre de composés, dont les plus courants sont la barytine (BaSO4) et, dans une moindre mesure, la withérite (BaCO3). Le baryum n’est pas considéré comme un contaminant aux TNO.
Cadmium
La concentration maximale acceptable de cadmium dans l’eau potable a été fixée à 0,005 mg/L en fonction de critères d’ordre sanitaire.
Le cadmium est un métal d’un blanc argenté, brillant, mais qui se ternit et qui ressemble beaucoup au zinc. Il est malléable et ductile, et sa pression de vapeur est assez élevée. Le cadmium n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Chlorure
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour la présence de chlorure dans l’eau potable est de 250 mg/L. À des concentrations supérieures, le chlorure rend désagréable le goût de l’eau et des boissons composées avec de l’eau. Il peut aussi corroder le système de distribution.
Le chlorure est largement répandu dans la nature, généralement à l’état de sels de sodium (NaCl) ou de potassium (KCl). La majeure partie du chlorure dans l’environnement se trouve dans les océans. La présence des chlorures dans les sources d’eau potable peut être attribuée à la dissolution des dépôts de sel, à l’épandage de sel sur les routes pour faire fondre la glace et la neige, aux effluents des usines de produits chimiques, à l’exploitation des puits de pétrole, aux eaux d’égout, à l’écoulement des eaux d’irrigation, aux eaux de lixiviation des dépotoirs, aux émanations volcaniques, aux embruns marins et à l’intrusion de l’eau de mer dans les zones côtières. Le chlorure est généralement présent en faible concentration dans les eaux de surface naturelles du Canada. Les concentrations sont normalement inférieures à 10 mg/L et elles sont souvent inférieures à 1 mg/L.
Chrome
La concentration maximale acceptable de chrome dans l’eau potable a été fixée à 5 mg/L en tenant compte des exigences sanitaires.
Le chrome à l’état trivalent, que l’on retrouve le plus fréquemment dans la nature, est indispensable pour assurer le bon fonctionnement du métabolisme des lipides, du glucose et des protéines chez l’homme et l’animal. Il est considéré comme non toxique. Cependant, si les eaux brutes en contiennent, le procédé de chloration peut l’oxyder et en faire du chrome hexavalent. La concentration totale de chrome dans l’eau potable se situe généralement très en dessous de la concentration maximale acceptable. Le chrome n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Couleur
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour la couleur présente dans l’eau potable est de 15 uCV (unité de couleur vraie). La couleur n’est pas un paramètre d’ordre sanitaire.
L’eau potable peut être colorée à cause de la présence de matières organiques colorées, de métaux comme le fer, le manganèse et le cuivre, ou encore de déchets industriels très colorés. Même si la présence d’une couleur dans l’eau potable n’a pas d’incidence directe sur la santé, l’expérience a montré que les consommateurs, si leur eau potable est très colorée, peuvent refuser de la boire et se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement dont la salubrité n’est pas garantie.
Cuivre
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le cuivre présent dans l’eau potable est de 1,0 mg/L. Il a été fixé pour assurer la palatabilité de l’eau et pour réduire au minimum les taches sur la lessive et les accessoires de plomberie.
Le cuivre est un élément essentiel pour le métabolisme humain et il est bien connu que sa carence entraîne divers troubles cliniques, notamment l’anémie nutritionnelle chez les nourrissons. L’absorption de doses importantes de cuivre a des effets nocifs sur la santé, mais les concentrations auxquelles ces effets se manifestent sont beaucoup plus élevées que l’OE. Le cuivre est présent dans la nature sous forme de métal et dans les minéraux. Le cuivre n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Cyanure
Comme le cyanure est toxique pour les humains, la concentration maximale acceptable (CMA) de cyanure libre dans l’eau potable a été fixée à 0,2 mg/L.
Les cyanures sont libérés dans l’environnement aquatique avec les effluents de diverses industries comme celle de l’extraction de l’or. Selon des données représentatives, la concentration de cyanure dans l’eau potable consommée au Canada est très faible. Les déversements industriels ou les accidents de transport pourraient entraîner la contamination des sources d’eaux brutes par des concentrations élevées de cyanure. Le cyanure n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Fluorure
Aux TNO, les sources d’eau comprennent naturellement du fluorure, à un niveau se situant entre 0,1 et 0,3 mg/L. D’après les recommandations du dentiste en chef de Santé Canada, l’administrateur en chef de la santé publique du GTNO a décidé que la concentration optimale de fluorure dans l’eau potable, pour que cela soit bon pour les dents, devait être fixée à 0,7 mg/L. Dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, la concentration maximale de fluorure dans l’eau potable a été fixée à 1,5 mg/L.
L’ajout de fluorure dans l’eau potable reste une des interventions les plus rentables et les plus accessibles que les leaders communautaires peuvent prendre pour améliorer la santé bucco-dentaire dans les collectivités. Vous trouverez plus de renseignements sur le site de Santé Canada :
http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/environ/fluor-fra.php.
Aux TNO, la plupart des collectivités ne traitent pas l’eau potable pour y ajouter du fluorure ou l’en retirer. À l’heure actuelle, c’est-à-dire en 2015, notons toutefois que les collectivités d’Inuvik, de Fort Smith et de Yellowknife ont ajouté du fluorure dans l’eau pour améliorer la santé bucco-dentaire de la population. Les collectivités qui ajoutent du fluorure dans l’eau doivent surveiller son niveau en prélevant des échantillons quotidiennement.
Pour en savoir plus sur la façon dont votre collectivité gère le fluorure dans l’eau potable, veuillez communiquer avec votre administration communautaire ou l’agent en hygiène du milieu de votre région.
Fer
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la proportion du fer dans l’eau potable est de 0,3 mg/L. En concentration supérieure, le fer peut donner un goût déplaisant à l’eau et tacher la lessive et les appareils de plomberie.
Le fer est un élément essentiel à la nutrition. Les carences en fer peuvent avoir certains effets, notamment une insuffisance du développement mental chez l’enfant, une perte de rendement au travail chez l’adulte et, dans les cas graves, l’anémie et une oxygénation compromise. En abondance, le fer est le quatrième élément dans l’écorce terrestre et le premier parmi les métaux lourds. On le trouve surtout sous forme de Fe(II) ou de Fe(III). Au Canada, la concentration de fer dans les eaux de surface est généralement inférieure à 10 mg/L. On trouve généralement le fer dans les eaux de surface sous forme de sels contenant du Fe(III) lorsque le pH est supérieur à 7. La plupart de ces sels sont insolubles et sont précipités ou adsorbés sur différentes surfaces. Par conséquent, la concentration de fer dans les eaux bien aérées est rarement élevée. En milieu réducteur, comme dans certaines eaux souterraines, certains lacs ou certains réservoirs, et en l’absence de sulfure et de carbonate, on peut trouver du Fe(II) soluble en concentration élevée. La présence du fer dans des sources naturelles d’approvisionnement en eau est attribuable à la décomposition de la roche et des minéraux, aux eaux acides de drainage des mines, aux eaux de lixiviation des dépotoirs, aux effluents d’égouts ainsi qu’aux rejets des secteurs industriels qui traitent le fer.
Manganèse
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le manganèse présent dans l’eau potable a été fixé à 0,05 mg/L
La présence de cet élément dans les approvisionnements d’eau est indésirable pour plusieurs raisons. À des concentrations supérieures à 0,15 mg/L, le manganèse tache les éléments de plomberie et les tissus, en plus de donner aux boissons un goût désagréable. Il peut causer des problèmes dans les réseaux de distribution en y favorisant la croissance de microorganismes. Même à des concentrations inférieures à 0,05 mg/L, le manganèse peut former dans la tuyauterie des dépôts sous la forme de précipités noirs. Le manganèse est présent dans plus d’une centaine de composés de sels et de minéraux communs que l’on retrouve dans les roches, les sols et au fond des lacs et des océans. Le plus souvent, on trouve le manganèse sous forme de dioxyde, de carbonate ou de silicate de manganèse. Le manganèse pose surtout problème pour les systèmes d’approvisionnement utilisant des eaux souterraines.
Mercure
Le mercure est un élément toxique qui n’accomplit aucune fonction physiologique utile chez l’homme. La concentration maximale acceptable (CMA) de mercure dans l’eau potable est de 0,001 mg/L.
Le mercure cause de sérieuses préoccupations en raison de son accumulation sous forme organique chez les poissons. On a observé des concentrations élevées de mercure dans la chair de tous les poissons d’eau douce capturés dans les étendues dont on appréhende la contamination mercurielle, et qui souvent les rendent impropres à la consommation humaine. L’ingestion quotidienne à long terme d’environ 0,25 mg de mercure sous forme de méthylmercure a déjà causé l’apparition de symptômes neuropathiques; cependant, même dans les eaux canadiennes fortement polluées, les concentrations de mercure dépassent rarement 0,03 mg/L. Le respect de CMA de mercure dans l’eau potable garantit donc une marge confortable de sécurité. La teneur en mercure des eaux superficielles et de l’eau du robinet est généralement bien inférieure à cette concentration. Le mercure n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Nitrate
La concentration maximale acceptable (CMA) pour le nitrate dans l’eau potable a été fixée à 45 mg/L. Si le nitrate et le nitrite sont mesurés séparément, la concentration de ce dernier ne devra pas dépasser 3,2 mg/L.
L’effet toxique le plus répandu provoqué par la présence de nitrate dans l’eau potable est la méthémoglobinémie, qui entrave la circulation de l’oxygène dans les tissus corporels. Les nourrissons de moins de 3 mois sont les plus vulnérables. Le nitrate (NO3–) et le nitrite (NO2–) sont des ions très répandus et présents de manière naturelle dans l’environnement.
Tous deux sont produits par l’oxydation de l’azote (qui compose 78 % de l’atmosphère) par les microorganismes qui se trouvent dans les plantes, dans le sol ou dans l’eau, et, dans une moindre mesure, par les décharges électriques comme les éclairs. Le nitrate est la forme la plus stable d’azote oxydé, mais il peut être réduit en nitrite (modérément réactif sur le plan chimique) par l’action des microbes.
Les sources de nitrates dans l’eau (et en particulier dans les eaux souterraines) comprennent les plantes et les animaux en décomposition, les engrais agricoles, le fumier, les égouts domestiques, ou encore les formations géologiques contenant des composés d’azote sous forme soluble. Le nitrate n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO, étant donné qu’il s’y pratique très peu d’agriculture commerciale.
pH
La marge acceptable du pH de l’eau potable est comprise entre 6,5 et 8,5. À un pH inférieur à 6,5, l’eau est considérée comme acide et peut s’avérer corrosive. À un pH supérieur à 8,5, l’eau est considérée comme alcaline et peut causer des problèmes d’incrustation et d’entartrage. Plus le pH de l’eau est élevé, moins le chlore est efficace pour la désinfecter.
Sélénium
Le sélénium est naturellement présent dans l’environnement et vient de l’érosion et de l’altération des roches et des sols, ainsi que des cendres rejetées par les centrales électriques alimentées au charbon, de l’exploitation des mines et du raffinage du cuivre et d’autres métaux. On trouve également le sélénium dans les alliages en laiton sans plomb qui sont installés pour remplacer le plomb. La concentration maximale acceptable (CMA) de sélénium dans l’eau potable est de 0,05 mg/L.
Le sélénium est un élément nutritif essentiel. La CMA a été fixée par rapport aux symptômes de sélénose chronique chez les humains après une exposition prolongée à des concentrations élevées de sélénium. Les symptômes se caractérisent par une perte de cheveux, des caries dentaires, des ongles anémiés et le dysfonctionnement du système nerveux en cas d’exposition à des concentrations extrêmement élevées. La source de sélénium est principalement alimentaire et on dispose de peu de renseignements sur la toxicité du sélénium dans l’eau potable.
Sodium
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la concentration du sodium dans l’eau potable a été fixé à 200 mg/L. On considère ordinairement le goût de l’eau potable comme désagréable lorsque la concentration du sodium dépasse ce niveau. Le sodium n’est pas considéré comme toxique. Un adulte en absorbe normalement jusqu’à 5 g/jour. Même si l’apport moyen de sodium provenant de l’eau potable ne représente qu’une petite partie de ce qui est absorbé dans une alimentation normale, l’apport de sodium provenant de cette source peut être important pour les personnes souffrant d’hypertension ou d’insuffisance cardiaque, qui doivent en général suivre un régime alimentaire hyposodé.
Le sodium est le plus abondant de tous les éléments alcalins, et il constitue 2,6 % de la croûte terrestre. Ses composés sont très répandus dans la nature. Le sodium est un métal mou, blanc argenté et fortement réactif qui, dans la nature, ne se rencontre qu’à l’état combiné. Ce métal alcalin se présente fréquemment sous forme ionisée. On observe que, dans les milieux biologiques et même dans les solides tels que le chlorure de sodium, le sodium demeure sous forme ionisée.
Sulfate
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la concentration des sulfates dans l’eau potable est 500 mg/L; il est fondé sur des considérations de goût. Vu la possibilité d’effets physiologiques nocifs à des concentrations plus élevées, il est aussi recommandé d’avertir les autorités compétentes si la concentration de sulfates d’une source d’eau potable dépasse 500 mg/L.
Le soufre est un élément non métallique. Le soufre, principalement sous la forme d’acide sulfurique, est l’un des produits chimiques les plus utilisés dans les sociétés industrialisées. La majeure partie du soufre est transformée en acide sulfurique.
Des composés à base de sulfates ou d’acide sulfurique servent aussi dans la fabrication de nombreux produits chimiques, teintures, verres, papiers, savons, textiles, fongicides, insecticides, composés astringents et émétiques. Ils servent aussi dans les industries des mines, de la papeterie, de la métallurgie et du placage. Le sulfate d’aluminium (alun) sert d’agent de sédimentation dans le traitement de l’eau potable; le sulfate de cuivre a servi aux États-Unis pour la limitation des algues bleues dans les eaux brutes et les réserves publiques d’eau. Le sulfate n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Matières dissoutes totales (MDT)
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour les matières dissoutes totales (MDT) présentes dans l’eau potable a été fixé à 500 mg/L. Une concentration plus grande peut rendre l’eau trop dure, lui donner un mauvais goût et entraîner des dépôts minéraux et de la corrosion. En revanche, la présence de faibles concentrations de MDT dans l’eau contribue à lui donner bon goût.
Les matières dissoutes totales (MDT) sont les sels inorganiques et les petites quantités de matières organiques qui sont dissous dans l’eau. Leurs principaux constituants sont habituellement les cations calcium, magnésium, sodium et potassium et les anions carbonate, bicarbonate, chlorure, sulfate et, en particulier dans les eaux souterraines, le nitrate (en raison des utilisations agricoles). Les matières dissoutes totales présentes dans les réserves d’eau proviennent de sources naturelles, des égouts, du ruissellement urbain et agricole, et des eaux usées industrielles.
Dureté totale
Bien que la dureté puisse avoir sur l’eau des effets d’ordre esthétique, on n’a pas fixé de concentration maximale acceptable, car la tolérance du public à l’égard de la dureté peut varier considérablement selon les conditions locales. Une eau dont la dureté est supérieure à 200 mg/L est considérée comme médiocre, mais elle est tolérée par les consommateurs; les eaux dont la dureté est supérieure à 500 mg/L sont inacceptables pour la plupart des usages domestiques. On trouve généralement des niveaux de dureté supérieure dans les eaux souterraines.
La dureté de l’eau sert traditionnellement à mesurer le pouvoir de réaction de l’eau avec le savon. L’eau dure a besoin d’une quantité considérable de savon pour produire de la mousse; par ailleurs, elle provoque également l’entartrage des canalisations d’eau chaude, des chaudières et des appareils ménagers. La dureté de l’eau est due aux ions métalliques polyvalents dissous. Dans l’eau douce, les principaux ions responsables de la dureté sont les ions calcium et magnésium; les ions strontium, fer, baryum et manganèse y contribuent également.
Turbidité
La turbidité est une mesure de la limpidité ou de l’opacité relative de l’eau. La turbidité de l’eau vient de la présence de diverses matières en suspension et de matières colloïdales comme le limon, l’argile, des matières organiques et inorganiques en fines particules, le plancton et d’autres microorganismes. La turbidité n’est pas la mesure directe des particules suspendues dans l’eau. Il s’agit plutôt de la mesure de l’effet dispersif qu’ont ces particules sur la lumière. Un rayon de lumière demeure relativement non perturbé quand il traverse de l’eau absolument pure, alors que quand des particules sont présentes, elles diffusent et absorbent la lumière, qui n’est plus aussi bien transmise.
La turbidité est reconnue comme étant liée à la santé, car les particules peuvent receler des bactéries provenant de la désinfection au chlore et peuvent être une source de nourriture pour les microorganismes. Une forte turbidité dans l’eau peut provoquer des maladies d’origine hydrique et peut nécessiter d’augmenter le chlore nécessaire pour la désinfection.
Uranium
La concentration maximale acceptable (CMA) provisoire d’uranium dans l’eau potable est de 0,02 mg/L.
L’uranium se retrouve dans les sources d’approvisionnement en eau par lixiviation à travers les dépôts naturels de l’élément, par le rejet des résidus miniers, les émissions de l’industrie nucléaire, ainsi que la combustion du charbon et d’autres combustibles. Les engrais phosphatés peuvent également contribuer à la teneur en uranium des eaux souterraines. L’uranium n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Zinc
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le zinc est de 5,0 mg/L. Le zinc est un élément essentiel qui est généralement considéré comme non toxique. Du point de vue nutritionnel, l’eau potable n’est pas considérée comme une source importante de cet élément. L’eau renfermant des teneurs en zinc supérieures à 5,0 mg/L a tendance à être opalescente, à laisser une pellicule graisseuse après ébullition et à prendre un goût indésirable à cause de son astringence.
Le zinc est un élément abondant. La forme minérale la plus commune du zinc est la sphalérite (ZnS), qui est souvent associée aux sulfures de certains autres éléments métalliques tels que le plomb, le cuivre, le cadmium et le fer. Le zinc n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Carbone organique total (COT)
Le carbone organique total correspond à la quantité de matières organiques dans l’eau. Ces matières peuvent provenir de plantes ou d’animaux, de biofilms ou de bactéries présentes dans le réseau de distribution d’eau, ou de produits comme le pétrole ou le plastique. Les matières organiques sont contrôlées, car elles pourraient réagir avec le chlore et générer des sous-produits de désinfection comme les trihalométhanes. Les réseaux d’eau potable s’alimentent dans des sources à teneur élevée en matières organiques et sont généralement dotés de stations de traitement conçues pour éliminer les matières organiques de l’eau avant d’y ajouter le chlore.
Carbone organique dissous (COD)
Le carbone organique dissous mesure la partie dissoute des composés organiques dans l’eau. Ces matières peuvent provenir de plantes ou d’animaux, de biofilms ou de bactéries présentes dans le réseau de distribution d’eau, ou de produits comme le pétrole ou le plastique. Les matières organiques sont contrôlées, car elles pourraient réagir au chlore et générer des sous-produits de désinfection comme les trihalométhanes. Les réseaux d’eau potable s’alimentent dans des sources à teneur élevée en matières organiques et sont généralement dotés de stations de traitement conçues pour éliminer les matières organiques de l’eau avant d’y ajouter le chlore.
Total des solides en suspension (TSS)
Le total des solides en suspension (ou TSS) est contrôlé pour des raisons d’ordre sanitaire et esthétique. Les contaminants organiques et les métaux lourds étant adsorbés sur des particules, les matières en suspension protègent les microorganismes des désinfectants, ce qui peut se traduire par des nuisances olfactives.
Trihalométhane
La concentration maximale acceptable provisoire pour les trihalométhanes (THM) dans l’eau potable est de 0,100 mg/L. Les THM sont les sous-produits du mélange du chlore avec des particules organiques. Si l’eau brute contient des concentrations importantes de matière organique, des THM pourraient apparaître à l’étape de la désinfection. Le fait de boire de l’eau potable contenant beaucoup de THM sur une très longue période pourrait provoquer le cancer, mais le fait de boire de l’eau non désinfectée avec du chlore pourrait s’avérer encore plus risqué pour la santé.
Alkalinity
Alkalinity is an index of the buffering capacity of water. It is closely linked to hardness. For the most part, alkalinity is produced by anions or molecular species of weak acids, mainly hydroxide, bicarbonate and carbonate; other species such as borates, phosphates, silicates and organic acids may also contribute to a small degree. Alkalinity is expressed in terms of an equivalent quantity of calcium carbonate. As the alkalinity of most Canadian surface waters is due to the presence of carbonates and bicarbonates, their alkalinity is close to their hardness.
Lead
The maximum acceptable concentration (MAC) for lead in drinking water is 0.005 mg/L.
Lead is a poison that can negatively affect the central nervous system. Pregnant women, infants and children up to 6 years of age are most vulnerable. Lead is present in tap water as a result of dissolution from natural sources or from old household plumbing systems containing lead in pipes, solder or household service connections. The amount of lead from the plumbing system that may be dissolved depends upon several factors, including the acidity (pH), water softness and standing time of the water.
Lead has not been used in drinking water distribution systems or in household plumbing since 1945. People living in older homes in particular, should run the water for a few minutes to clear out the water that has been sitting in the pipes before drinking it. Faucets should also be flushed before water samples are taken for testing. Lead is generally not a concern in the NWT, where there are few older houses or distribution systems.
Aluminum
Neither a health-based guideline (MAC) nor an aesthetic objective (AO) has been established for aluminum in drinking water. Aluminum is the most abundant metal on Earth – about 8% of the Earth’s crust. It is found in a variety of minerals. Aluminum is chiefly mined as bauxite, a mineral containing 40–60% aluminum oxide (alumina). Aluminum is also found as a normal constituent of soil, plants and animal tissues.
As a precaution, water treatment plants using aluminum-based coagulants should optimize their operations to reduce residual aluminum levels in treated water to the lowest extent possible. For plants using aluminum-based coagulants, recommended values are less than 0.1 mg/L total aluminum for conventional treatment plants and less than 0.2 mg/L total aluminum for other types of treatment systems (e.g., direct or in-line filtration plants, lime softening plants). These values are based on a 12-month running average of monthly samples.
Arsenic
The interim maximum acceptable concentration (IMAC) for arsenic in drinking water is 0.025 mg/L. Levels of arsenic in natural waters generally range between 0.001 and 0.002 mg/L.
Sources of arsenic in the air around us come from the burning of fossil fuels (especially coal), metal production, agricultural use and waste incineration. Arsenic is introduced into water through the dissolution of minerals and ores, from industrial effluents and from the atmosphere. Natural sources, such as arsenic-containing rock that dissolves, often contribute significantly to the arsenic content of drinking water and groundwater.
Barium
The maximum acceptable concentration (MAC) for barium in drinking water is 1.0 mg/L.
Barium is present as a trace element in both igneous and sedimentary rocks. Although it is not found free in nature, barium occurs in a number of compounds, most commonly barite (BaSO4) and, to a lesser extent, witherite (BaCO3). Barium is not considered a contaminant in the NWT.
Cadmium
The maximum acceptable concentration (MAC) of 0.005 mg/L for cadmium in drinking water was set based on health considerations.
Cadmium is a silvery-white, lustrous, but tarnishable metal that closely resembles zinc. It is soft and ductile and has a relatively high vapour pressure. Cadmium is not considered a contaminant of concern in the NWT.
Chloride
The aesthetic objective (AO) for chloride in drinking water is 250 mg/L. At concentrations above the AO, chloride makes water, and drinks made from water, taste bad. It may also cause corrosion in the distribution system.
Chloride is widely distributed in nature, generally as sodium (NaCl) and potassium (KCl) salts. By far the greatest amount of chloride found in the environment is in the oceans. Chloride in drinking water sources can come from dissolving salt deposits, salting of highways to control ice and snow, effluents from chemical industries, oil well operations, sewage, irrigation drainage, refuse leachates, sea spray and seawater intrusion in coastal areas. Chloride is generally present at low concentrations in natural surface waters in Canada. Concentrations are normally less than 10 mg/L and often less than 1 mg/L.
Chromium
The maximum allowable concentration (MAC) of 0.05mg/L for chromium in drinking water was set based on health considerations.
Trivalent chromium, the most common natural state of chromium, is essential in humans and animals for efficient lipid, glucose and protein metabolism. It is considered to be non-toxic. However, if it is present in raw water, it may be oxidized to hexavalent chromium during chlorination. Concentrations of total chromium in drinking water are usually well below the MAC. Chromium is not considered a contaminant of concern in the NWT.
Colour
The aesthetic objective (AO) for colour is 15 TCU (true colour units). Colour is not a health-related parameter.
Colour in drinking water may be due to the presence of coloured organic substances, metals such as iron, manganese and copper or highly coloured industrial wastes. Although presence of colour in drinking water is not directly related to health, experience has shown that consumers may turn to alternative, possibly unsafe, sources, if their drinking water is highly coloured.
Copper
The aesthetic objective (AO) for copper in drinking water is 1.0 mg/L. This was set to ensure the water tastes okay and to minimize staining of laundry and plumbing fixtures.
Copper is an essential element in human metabolism, and deficiencies result in a variety of clinical disorders, including nutritional anemia in infants. Although large doses of copper may result in adverse health effects, the levels at which this occurs are much higher than the aesthetic objective (AO). Copper occurs in nature as a metal and in minerals. Copper is not a contaminant of concern in the NWT.
Cyanide
Cyanide is toxic to humans, and the maximum acceptable concentration (MAC) for free cyanide in drinking water is 0.2 mg/L.
Cyanides may be released into the aquatic environment through waste effluents from various industries such as gold mining. Representative data suggest that Canadian drinking water has very low concentrations of cyanide. Contamination through industrial spillage or transport accidents could result in high cyanide levels in raw water supplies. Cyanide is not considered a contaminant of concern in the NWT.
Fluoride
Water sources in the NWT typically have naturally occurring fluoride levels between 0.1 and 0.3 mg/L. Based on the recommendation of Health Canada’s Chief Dental Officer, the NWT Chief Public Health Officer has determined that the optimal concentration of fluoride in drinking water for dental health benefits should be 0.7 mg/L. Canadian Drinking Water Quality Guidelines have set a maximum acceptable concentration of 1.5 mg/L of fluoride in drinking water.
The addition of fluoride into drinking water remains one of the most cost-effective and accessible interventions community leaders can take to improve oral health in their communities. More information is available on the Health Canada website.
Most communities in the NWT do not add or remove fluoride. However, presently (2015) the communities of Inuvik, Fort Smith and Yellowknife boost water fluoride levels for dental health. Communities that do add fluoride monitor levels with daily samples.
For more information on how your community manages fluoride in drinking water, please contact your community government or the regional Environmental Health Officer.
Iron
The aesthetic objective (AO) for iron in drinking water is 0.3 mg/L. At concentrations above the AO, iron can make water taste bad and can cause staining of laundry and plumbing fixtures.
Iron is an essential element in human nutrition, and deficiencies can result in impaired mental development in children, reduced work performance in adults and, in severe cases, anemia or impaired oxygen delivery. Iron is the fourth most abundant element in the earth’s crust and the most abundant heavy metal. It is present in the environment mainly as Fe(II) or Fe(III). The concentrations of iron in Canadian surface waters are generally below 10 mg/L. Iron is generally present in surface waters as salts containing Fe(III) when the pH is above 7. Most of those salts are insoluble and settle out or are adsorbed onto surfaces Therefore, the concentration of iron in well-aerated waters is seldom high. Under reducing conditions, which may exist in some groundwaters, lakes or reservoirs, and in the absence of sulphide and carbonate, high concentrations of soluble Fe(II) may be found. The presence of iron in natural waters can be attributed to the weathering of rocks and minerals, acidic mine water drainage, landfill leachates, sewage effluents and iron-related industries.
Manganese
The aesthetic objective (AO) for manganese in drinking water is 0.05 mg/L.
Manganese in drinking water supplies can cause a number of problems. At concentrations above 0.15 mg/L, manganese stains plumbing fixtures and laundry and produces undesirable taste in drinks. Manganese may cause microbial growths in the distribution system. Even at concentrations below 0.05 mg/L, manganese may form black coatings on water distribution pipes. The element manganese is present in over 100 common salts and mineral complexes that are widely distributed in rocks, in soils and on the floors of lakes and oceans. Manganese is most often present as the dioxide, carbonate or silicates. Manganese is most often a concern for systems that use a groundwater source.
Mercury
Mercury is a toxic element and provides no benefit to humans. The maximum acceptable concentration (MAC) for mercury in drinking water is 0.001 mg/L.
Mercury is a concern because organic mercury accumulates in fish. Elevated mercury levels have been found in freshwater fish taken from areas with suspected mercury contamination and frequently render the fish unsafe to eat. Long-term daily intake of approximately 0.25 mg of mercury as methyl mercury has caused the onset of neurological symptoms; however, even in heavily polluted Canadian waters, mercury concentrations rarely exceed 0.03 mg/L. The MAC for mercury, therefore, provides a considerable margin of safety. Mercury levels in both surface water and tap water are generally well below the maximum acceptable concentration. Mercury is not considered a contaminant of concern in the NWT.
Nitrate
The maximum acceptable concentration (MAC) for nitrate in drinking water is 45 mg/L. In cases where nitrite is measured separately from nitrate, the concentration of nitrite should not exceed 3.2 mg/L.
The most commonly reported toxic effect of nitrate-contaminated drinking water is methaemoglobinaemia, which results in reduced oxygen transfer to body tissues. Infants up to 3 months of age are most vunerable. Nitrate (NO3‾ ) and nitrite (NO2‾ ) are naturally occurring ions that are found everywhere in the environment.
Both are products of the oxidation of nitrogen (which comprises roughly 78% of the atmosphere) by micro-organisms in plants, soil or water and, to a lesser extent, by electrical discharges such as lightning. Nitrate is the more stable form of oxidized nitrogen but can be reduced by microbial action to nitrite, which is moderately reactive chemically.
Sources of nitrates in water (particularly groundwater) include decaying plant or animal material, agricultural fertilizers, manure, domestic sewage, or geological formations containing soluble nitrogen compounds. Nitrate is not considered a contaminant of concern in the NWT, as there is very little commercial agriculture.
pH
An acceptable range for drinking water pH is from 6.5 to 8.5. Water with a pH below 6.5 is considered acidic and may cause corrosion. Water with a pH above 8.5 is considered basic, and may result in incrustation and scaling problems. As pH increases, there is a progressive decrease in the efficiency of the chlorine disinfection process.
Selenium
Selenium occurs naturally from erosion and weathering of rocks and soils, due to release from coal ash from coal-fired power plants, and from mining and refining of copper and other metals. Selenium can also be found in non-leaded brass alloy where it is added to replace lead. The maximum acceptable concentration (MAC) for selenium in drinking water is 0.05 mg/L.
Selenium is an essential nutrient. The MAC is based on chronic selenosis symptoms in humans following exposure to high levels. Other symptoms include hair loss, tooth decay, weakened nails and nervous system disturbances at extremely high levels of exposure. Most exposure is from food; there is little information on the toxicity of selenium from drinking water.
Sodium
The aesthetic objective (AO) for sodium in drinking water is 200 mg/L. Drinking water generally tastes bad at sodium concentrations above the AO. Sodium is not considered a toxic element. Adults normally consume up to 5 grams of sodium a day. Although the average intake of sodium from drinking water is only a small fraction of that consumed in a normal diet, the intake from this source could be significant for people suffering from hypertension or congestive heart failure who may require a sodium-restricted diet.
Sodium is the most abundant of the alkali elements and makes up 2.6% of the Earth’s crust. Sodium compounds are widely distributed in nature. Sodium is a soft, silvery-white, highly reactive metal. It is never found in nature in the uncombined state and has a strong tendency to exist in the ionic form. In biological systems and even in solids such as sodium chloride, sodium remains distinctly separate as the sodium ion.
Sulphate
The aesthetic objective (AO) for sulphate in drinking water is 500 mg/L, based on taste. Because of the possibility of adverse physiological effects at higher concentrations, health authorities should be notified if drinking water sulphate concentrations exceed 500 mg/L.
Sulphur is a non-metallic element. Sulphur, principally in the form of sulphuric acid, is one of the most widely used chemicals in industrialized society. Most sulphur is converted into sulphuric acid.
Sulphates or sulphuric acid products are also used in the manufacture of numerous chemicals, dyes, glass, paper, soaps, textiles, fungicides, insecticides, astringents and emetics. They are also used in the mining, pulping, metal and plating industries. Aluminum sulphate (alum) is used as a sedimentation agent in the treatment of drinking water, and copper sulphate has been used for the control of blue-green algae in both raw water and public water supplies in the United States. Sulphate is not considered a contaminant of concern in the NWT.
Total Dissolved Solids (TDS)
An aesthetic objective (AO) for total dissolved solids (TDS) in drinking water is 500 mg/L. At higher levels, excessive hardness, poor taste, mineral deposition and corrosion may occur. At low levels, however, TDS contributes to the good taste of water.
Total dissolved solids (TDS) include inorganic salts and small amounts of organic matter that are dissolved in water. The principal constituents are usually the cations calcium, magnesium, sodium and potassium and the anions carbonate, bicarbonate, chloride, sulphate and, particularly in groundwater, nitrate (from agricultural use). Total dissolved solids in water supplies originate from natural sources, sewage, urban and agricultural runoff and industrial wastewater.
Total Hardness
Although hardness may have significant aesthetic effects, a maximum acceptable level has not been established because public acceptance of hardness may vary considerably according to the local conditions. Water supplies with a hardness greater than 200 mg/L are considered poor, but have been tolerated by consumers; those in excess of 500 mg/L are unacceptable for most domestic purposes. Higher levels are generally associated with groundwater sources.
Water hardness is a traditional measure of the capacity of water to react with soap. Hard water requires a considerable amount of soap to produce a lather, and it also leads to scaling of hot water pipes, boilers and other household appliances. Water hardness is caused by dissolved polyvalent metallic ions. In fresh waters, the principal hardness-causing ions are calcium and magnesium; strontium, iron, barium and manganese ions also contribute.
Turbidity
Turbidity is a measure of the relative clarity or cloudiness of water. Turbidity in water is caused by suspended and colloidal matter, such as clay, silt, finely divided organic and inorganic matter, and plankton and other microscopic organisms. Turbidity is not a direct measure of particles suspended in the water. It is, rather, a measure of the scattering effect that such particles have on light. A beam of light remains relatively undisturbed when it shines through absolutely pure water, but if there are particles in the water, the light will bounce off the particles and scatter in different directions.
Turbidity is considered a health-related parameter because the particles can shelter bacteria from chlorine disinfection and act as a food source for micro-organisms. Water with high turbidity may increase the amount of chlorine required for disinfection and the possibility of water-borne illness.
Uranium
The interim maximum acceptable concentration (IMAC) for uranium in drinking water is 0.02 mg/L.
Uranium is present in water supplies as a result of leaching from natural deposits, release from mill tailings, emissions from the nuclear industry, and the combustion of coal and other fuels. Phosphate fertilizers may also contribute to the uranium content of groundwater. Uranium is not considered to be a contaminant of concern in the NWT.
Zinc
The aesthetic objective (AO) for zinc is 5.0 mg/L. Zinc is an essential element is generally considered to be non-toxic. Drinking water is not considered an important nutritional source of this element. Water containing zinc at concentrations above 5.0 mg/L tends to be opalescent, develops a greasy film when boiled, and has an undesirable astringent taste.
Zinc is an abundant element. The most common zinc mineral is sphalerite (ZnS), which is often associated wth the sulphides of other metallic elements, such as lead, copper, cadmium, and iron. Zinc is not considered to be a contaminant of concern in the Northwest Territories.
Total Organic Carbon (TOC)
Total Organic Carbon is a measure of the organic compounds in the water. Organic compounds may come from plants or animals, from biofilms or bacteria in the water system, or from products such as petroleum or plastic. Organics are monitored due to their potential to react with chlorine to form disinfection by-products such as trihalomethanes. Water systems using sources that are high in organics generally have treatment systems that are designed to remove the organics prior to adding chlorine.
Dissolved Organic Carbon (DOC)
Dissolved Organic Carbon is a measure of the dissolved portion of the organic compounds in the water. Organic compounds may come from plants or animals, from biofilms or bacteria in the water system, or from products such as petroleum or plastic. Organics are monitored due to their potential to react with chlorine to form disinfection by-products such as trihalomethanes. Water systems using sources that are high in organics generally have treatment systems that are designed to remove the organics prior to adding chlorine.
Total Suspended Solids (TSS)
Total suspended solids (TSS) are monitored for both health and aesthetic reasons. Organic contaminants and heavy metals are adsorbed on particulates, and this suspended matter can shield microorganisms from disinfectants and can lead to odour problems.
Trihalomethanes (THMs)
The interim maximum acceptable concentration (IMAC) for total trihalomethanes (THMs) in drinking water is 0.1mg/L. THMs are the by-products that result when chlorine is mixed with organic particles. If raw water has a lot of organic material, THMs can be produced during disinfection. Drinking water with a lot of THMs over a very long period of time may be linked to cancer, but drinking water that is not disinfected with chlorine is a much bigger health risk.