L’eau potable aux TNO
Nous savons que l’eau potable est une question centrale pour les habitants des Territoires du Nord-Ouest (TNO). Nous souhaitons ainsi préciser et expliquer comment l’eau est traitée pour rendre sa consommation sûre. Le présent site Web contient de l’information sur l’eau potable aux TNO, de la source jusqu’au robinet. Nous voulons informer les résidents pour les rassurer sur la consommation d’eau potable au quotidien.
Aux TNO, l’eau potable est strictement réglementée afin de garantir qu’elle est de bonne qualité et propre à la consommation. Avant que l’eau de source ne sorte du robinet, les différents ordres de gouvernement interviennent pour veiller à ce qu’elle soit salubre. Voici quelques-unes des mesures existantes : restrictions concernant l’utilisation des terres et des eaux dans les bassins hydrographiques, traitement de l’eau potable, analyse et contrôle de la qualité de l’eau, inspections en santé publique, programme de formation itinérante, formation et certification des exploitants d’usines de traitement des eaux. La Loi sur la santé publique et le Règlement sur les réseaux d’aqueduc fixent les normes sur les réseaux d’eau potable. Cette loi et ce règlement s’appuient sur les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada pour établir les normes sur la qualité de l’eau potable aux TNO.
Garantir la Salubrité de l’Eau Potable
Aux TNO, on utilise un cadre comportant plusieurs barrières pour garantir la salubrité de l’eau potable. Cette méthode, qui est universellement reconnue, a été choisie pour les TNO, car elle permet de préserver la qualité de l’eau de façon approfondie. Le fait de disposer de plusieurs barrières permet, si l’une d’elles ne fonctionne pas, de s’appuyer sur des systèmes et des processus auxiliaires pour bloquer les éventuelles impuretés.
Le cadre utilisé par les TNO se divise en trois étapes : préserver la salubrité de l’eau aux TNO, rendre l’eau potable sécuritaire et prouver que l’eau potable est sécuritaire.
Protection des sources d’eau – Préserver la salubrité de l’eau aux TNO
Les différents ordres de gouvernement sont conscients de la nécessité d’accorder la priorité à la protection de l’eau. Pour ce faire, nous choisissons les sources d’eau les plus pures et nous les protégeons de toute pollution. Le GTNO est le principal responsable de la gestion des sources d’eau, et ses ministères sont engagés dans divers partenariats dont les membres s’occupent de promouvoir la protection des sources d’eau.
Traitement de l’eau
Pour rendre l’eau potable, il faut passer plusieurs étapes afin d’éliminer les impuretés naturelles et celles provenant des activités humaines. Nous y parvenons en déterminant les impuretés présentes dans les réserves d’eau, puis en installant des systèmes de traitement de l’eau pour éliminer ou neutraliser ces impuretés.
Surveillance et analyses
En guise d’ultime protection contre l’insalubrité de l’eau potable, nous avons recours à plusieurs mesures nous permettant de vérifier la qualité de l’eau distribuée aux résidents. Si des anomalies sont relevées, des mesures sont prises pour y remédier. La surveillance continue des opérations de traitement de l’eau et les analyses fréquentes de l’eau permettent de relever rapidement les anomalies. Les résultats de ces activités de surveillance et de ces analyses doivent être transmis aux résidents pour les rassurer sur la qualité de l’eau qu’ils consomment.
Protection des sources d’eau – Préserver la salubrité de l’eau aux TNO
La protection de nos ressources en eau implique d’en protéger les sources, en particulier l’eau douce des cours et des plans d’eau qui sont si nombreux et importants pour la vie aux TNO. Garantir que l’eau est protégée à la source constitue l’étape prioritaire dans l’approche à barrières multiples des TNO. Cette étape inclut les éléments suivants :
Permis communautaire d’utilisation de l’eau
- Il est délivré aux collectivités et régit les travaux qui pourraient avoir des répercussions sur les sources d’eau.
- Il permet de réglementer la quantité d’eau puisée dans une source en particulier.
- Il indique les mesures nécessaires permettant d’empêcher l’introduction de substances nocives dans la source.
Analyses de la qualité des sources d’eau
- Pour anticiper les problèmes, et y remédier rapidement au besoin.
- Pour vérifier l’efficacité des activités visant à préserver l’eau, et déterminer les exigences de traitement de l’eau.
- Pour sensibiliser la population et améliorer la confiance du public et des parties prenantes concernant la qualité de l’eau.
Prise de décision coordonnée pour les bassins hydrographiques
- Différents organismes et ordres de gouvernement sont chargés de prendre des décisions concernant les sources d’eau potable.
- Pour protéger les sources d’eau potable de façon organisée et efficace.
Une législation efficace
- Pour mettre en place et faire respecter des normes de protection minimales afin de protéger la santé du public.
- Pour aider les organismes de réglementation et les fonctionnaires à faire respecter les normes sur la salubrité de l’eau.
Éducation du public
- Pour s’assurer que le public comprend dans quelle mesure ses activités et ses décisions ont des répercussions sur l’eau potable.
Traitement de l’eau – Rendre l’eau potable
Le traitement de l’eau est une étape indispensable pour garantir la salubrité de l’eau potable. Il consiste à faire passer l’eau par des usines de traitement qui la filtrent et la traitent avec des produits chimiques pour neutraliser les substances nocives avant que nous la consommions. Ce processus s’effectue en plusieurs étapes :
Normes et lignes directrices
- Pour fournir de solides bases aux parties prenantes.
- Elles s’appuient sur les pratiques, les réalités du Nord et la recherche scientifique.
- Pour aider le public, les parties prenantes et les fonctionnaires à définir ce qu’on attend d’eux pour préserver l’eau.
Exploitants certifiés et formés de l’usine de traitement de l’eau
- Les exploitants possèdent une formation et une certification normalisées pour exécuter leurs tâches et renforcer les capacités de la collectivité.
- La formation et la certification garantissent au public que le traitement de l’eau est effectué correctement.
Soutien aux exploitants de l’usine de traitement de l’eau
- Pour aider les exploitants à prendre des décisions et mieux les préparer en cas de problèmes imprévus.
Système de distribution d’eau
- Les ressources financières suffisantes permettent de s’assurer que les systèmes de traitement et de distribution de l’eau sont bien entretenus et que les améliorations des infrastructures sont effectuées en temps utile.
Une législation efficace
- Permet de définir des normes minimales pour les analyses de l’eau et la certification des exploitants.
- Établit des critères de salubrité de l’eau potable.
- Aide les organismes de réglementation et les fonctionnaires à mieux faire respecter ces critères.
Éducation du public
- Pour informer le public de l’importance d’adopter des habitudes saines, notamment en ce qui concerne la protection de l’eau, l’utilisation de l’eau traitée, et la façon de nettoyer le réservoir domestique.
- Pour aider le public, les parties prenantes et les fonctionnaires à savoir ce qu’on attend d’eux pour que l’eau soit potable.
Surveillance et analyses – Prouver que l’eau est potable
Les administrations communautaires sont chargées de procéder à des analyses fréquentes de l’eau potable. Ce processus consiste à prélever des échantillons, à les remettre à un laboratoire, puis à étudier les résultats pour garantir la salubrité de l’approvisionnement en eau de la collectivité.
Analyses et surveillance des données sur la qualité de l’eau traitée
Elles permettent de vérifier la qualité de l’eau potable et d’intervenir rapidement au besoin.
Les analyses sont menées aux échéances suivantes :
E. coli et coliformes totaux : Pour l’eau traitée distribuée par canalisations, il faut au moins quatre échantillons par mois (davantage pour les populations supérieures à 4 000 résidents) qui sont d’habitude prélevés chaque semaine. Pour l’eau distribuée par camion, il faut prélever un échantillon chaque mois dans le camion, ainsi que des échantillons dans les bâtiments publics. Pour tous les systèmes de distribution, il faut prélever un échantillon d’eau brute chaque mois.
Chlore : Des échantillons d’eau traitée sont prélevés chaque jour pour vérifier le niveau de chlore dans le réservoir de la station et dans les camions de livraison. De nombreuses stations surveillent l’eau en continu par le biais de mesureurs en ligne. Les échantillons d’eau brute ne peuvent servir à mesurer le taux de chlore étant donné qu’il est ajouté au cours du traitement.
Turbidité : On prélève chaque jour un échantillon d’eau brute. Quand cela est faisable, les stations surveillent en continu la turbidité de l’eau à l’aide de mesureurs en ligne dans le système de traitement. Lorsque ce n’est pas possible, il faudra prélever au moins un échantillon d’eau traitée chaque jour de livraison, ainsi qu’un autre échantillon toutes les 4 heures lorsque la station est en fonctionnement.
Trihalométhanes (THM) : Des échantillons d’eau traitée sont prélevés chaque trimestre (au moins quatre fois par an). Il est inutile de prélever des échantillons d’eau brute.
Paramètres chimiques et physiques : Chaque année, on prélève un échantillon d’eau potable et on le teste en fonction de 28 paramètres, énumérés dans le menu de gauche. Des échantillons d’eau brute sont prélevés pour vérifier ces 28 paramètres si le processus de traitement inclut des technologies autres que la désinfection au chlore ou aux UV. Le processus de désinfection en soi n’a pas d’incidence sur ces paramètres et il n’est pas nécessaire de prélever un échantillon d’eau brute pour les systèmes de désinfection seuls.
Les agents en hygiène du milieu du ministère de la Santé et des Services sociaux sont chargés d’étudier les données des analyses et de réagir si ces dernières dépassent les limites fixées dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada.
Accès public aux données sur la qualité de l’eau
Pour tenir le public informé et lui permettre de prendre des décisions éclairées concernant ses habitudes de consommation d’eau potable. Cliquez ici pour visionner la base de données en ligne sur la qualité de l’eau potable pour 2017 et pour les années précédentes.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2018 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2019 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2020 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2021 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2022 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2023 sont accessibles ici.
Les données sur la qualité de l’eau pour 2024 sont accessibles ici.
Analyses supplémentaires de l’eau potable effectuées après la saison des feux de forêt de 2023
Toutes les usines de traitement des eaux des collectivités ténoises ont fait l’objet d’analyses visant à détecter la présence de SPFA à la suite de la saison des feux de forêt de 2023. Ces analyses approfondies constituaient une mesure de précaution visant à confirmer que l’eau potable demeure salubre et à appuyer la surveillance continue de l’eau, car les feux de forêt majeurs peuvent temporairement modifier la façon dont l’eau et les contaminants existants se déplacent dans l’environnement.
Avis publics (avis d’ébullition de l’eau)
Pour informer le public en cas de problèmes et lui indiquer la marche à suivre.
Pour montrer que les fonctionnaires ont une responsabilité à l’égard du public, pour instaurer la confiance dans le système, et pour sensibiliser le public.
Rapport public sur la qualité de l’eau potable aux TNO
Compte rendu annuel destiné au public sur l’état de l’eau potable aux TNO.
Pour expliquer les tendances constatées et discuter des questions importantes.
Évaluation des infrastructures et des opérations de traitement de l’eau
Pour vérifier que les infrastructures de traitement de l’eau sont en bon état et qu’elles sont exploitées et entretenues de façon sûre.
Éducation du public
Pour convaincre le public que l’approvisionnement en eau est sécuritaire et fiable en l’informant des résultats des analyses et en précisant le nom des responsables.
Échantillons Bactériologiques
Coliformes fécaux
Parmi tous les contaminants présents dans l’eau potable, ce sont les fèces d’animaux et d’humains qui constituent les plus grands risques sanitaires. Les coliformes fécaux, aussi appelés coliformes thermotolérants, sont des types de bactéries coliformes que l’on trouve généralement dans les intestins des humains et des animaux en bonne santé. Les bactéries coliformes sont présentes partout dans l’environnement. La plupart des coliformes, y compris la majorité des coliformes fécaux, sont des organismes d’origine naturelle et relativement inoffensifs. Les coliformes fécaux, qui comprennent l’E. coli et quelques autres espèces, indiquent une contamination fécale. Les analyses de coliformes fécaux ont été remplacées par des analyses de l’E. coli dans la plupart des administrations étant donné qu’il existe à présent des test plus précis la concernant. La concentration acceptable maximale (CMA) de coliformes fécaux dans l’eau potable est de zéro. Si des coliformes fécaux sont présents dans l’eau potable traitée, un avis d’ébullition de l’eau est généralement diffusé sur-le-champ.
Numération des bactéries hétérotrophes
La numération des bactéries hétérotrophes, anciennement appelée numération sur plaque, indique le contenu bactériologique général de l’eau. Un compte élevé de bactéries hétérotrophes ne se traduit pas par une éclosion de maladie hydrique. La désinfection au chlore conduite adéquatement peut généralement ramener la numération de bactéries hétérotrophes à moins de 10 UFC/ml (unité formatrice de colonie par millilitre). Si le niveau dépasse 500 UFC/ml, il faut mener une enquête même si cela ne débouche pas nécessairement sur un avis d’ébullition de l’eau.
Escherichia coli (E. coli)
Parmi tous les contaminants présents dans l’eau potable, ce sont les fèces d’animaux et d’humains qui constituent les plus grands risques sanitaires. L’E. coli est un coliforme fécal naturellement présent dans les intestins des animaux et des humains. Même si la souche pathogène appelée E. coli 0157:H7 (qui a contaminé l’eau à Walkerton en Ontario) est particulièrement nuisible et potentiellement mortelle, la plupart des souches d’E. coli sont relativement inoffensives. La raison pour laquelle on se sert autant de l’E. coli dans les mesures est qu’il s’agit d’un bon indicateur de la salubrité bactériologique de l’eau potable. C’est la seule espèce de coliforme que l’on retrouve exclusivement dans le tractus intestinal des humains et d’autres animaux à sang chaud. Les bactéries E. coli sont excrétées en grand nombre dans les fèces. La présence d’E. coli dans l’eau signifie que cette dernière a été contaminée avec des fèces humaines ou animales qui peuvent contenir un certain nombre d’organismes pathogènes (c.-à-d. susceptibles de provoquer des maladies). La concentration acceptable maximale d’E. coli dans l’eau potable est de zéro. Si on constate la présence d’E. coli dans l’eau potable, un avis d’ébullition de l’eau est généralement diffusé sur-le-champ.
Coliformes totaux
Les coliformes sont un type de bactérie que l’on trouve dans l’environnement. La plupart des coliformes sont relativement inoffensifs et peuvent facilement être éliminés avec du chlore. Le nombre de coliformes totaux dans l’eau potable traitée indique l’efficacité du processus de désinfection. Si on constate la présence de bactéries coliformes dans l’eau potable, il faut régler le problème immédiatement et analyser l’eau à nouveau. Si le problème ne peut pas être réglé, un avis d’ébullition de l’eau doit être diffusé.
Échantillons de produits chimiques et physiques
Alkalinity
Alkalinity is an index of the buffering capacity of water. It is closely linked to hardness. For the most part, alkalinity is produced by anions or molecular species of weak acids, mainly hydroxide, bicarbonate and carbonate; other species such as borates, phosphates, silicates and organic acids may also contribute to a small degree. Alkalinity is expressed in terms of an equivalent quantity of calcium carbonate. As the alkalinity of most Canadian surface waters is due to the presence of carbonates and bicarbonates, their alkalinity is close to their hardness.
Alcalinité
L’alcalinité est un indice de la capacité tampon de l’eau. Elle est étroitement liée à la dureté de l’eau. La plupart du temps, l’alcalinité est produite par des anions ou des espèces moléculaires d’acide faible, principalement de l’hydroxyde, du bicarbonate ou du carbonate. Les autres espèces comme le borate, le phosphate, le silicate et l’acide organique peuvent y contribuer, dans une moindre mesure. L’alcalinité est exprimée en quantité équivalente de carbonate de calcium. Étant donné que l’alcalinité de la plupart des eaux de surface canadiennes est due à la présence de carbonates et de bicarbonates, l’alcalinité mesurée correspond à la dureté de l’eau.
Plomb
La concentration maximale acceptable de plomb dans l’eau potable est de 0.005 mg/L.
Le plomb est un poison qui peut attaquer gravement le système nerveux central. Les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants de moins de six ans sont les populations les plus vulnérables. La présence du plomb dans l’eau du robinet vient de la dissolution des sources de contamination naturelles ou du plomb contenu dans la tuyauterie des maisons sous forme de tuyaux, de soudures ou de raccords au réseau. La quantité de plomb de la tuyauterie qui peut être dissoute dépend de plusieurs facteurs, dont l’acidité de l’eau (pH), sa dureté et son temps de séjour.
Le plomb n’est plus utilisé dans les réseaux de distribution et la plomberie depuis 1945. Les personnes vivant dans des maisons construites avant cette date doivent faire couler l’eau pendant quelques minutes avant de la boire (pour éliminer l’eau ayant stagné dans les tuyaux). Il est recommandé de chasser l’eau du robinet avant d’en prélever pour l’échantillonnage ou les analyses. Le plomb n’est pas considéré comme inquiétant aux TNO où il ne subsiste que quelques maisons ou réseaux de distribution anciens.
Aluminium
Aucune recommandation en matière de santé (concentration maximale admissible) ou aucun objectif d’ordre esthétique n’a été défini pour l’aluminium contenu dans l’eau potable. L’aluminium est le métal le plus abondant sur terre. Il constitue environ 8 % de la croûte terrestre. Il est présent dans de nombreux minéraux. L’aluminium est principalement extrait sous forme de bauxite, un minerai contenant 40 à 60 % d’oxyde d’aluminium. L’aluminium est également un composant normal du sol, des tissus des plantes et des tissus animaux.
À titre de précaution, les stations de traitement d’eau utilisant des coagulants à base d’aluminium devraient optimiser leurs opérations afin de réduire le plus possible les niveaux d’aluminium résiduel dans l’eau traitée. Pour les stations qui utilisent des coagulants à base d’aluminium, les valeurs recommandées sont de moins de 0,1 mg/L d’aluminium total pour les stations de traitement conventionnelles et de moins de 0,2 mg/L d’aluminium total pour les autres types de systèmes de traitement (p. ex. stations de filtration directe, de filtration en ligne et d’adoucissement à la chaux). Ces valeurs sont basées sur une moyenne mobile annuelle d’échantillons mensuels.
Arsenic
La concentration maximale acceptable provisoire d’arsenic dans l’eau potable est de 0,025 mg/L. Le niveau d’arsenic dans les cours d’eau se situe généralement entre 0,001 et 0,002 mg/L.
L’arsenic présent dans l’air ambiant provient principalement de la combustion de combustibles fossiles (particulièrement le charbon), de la production de métaux, des utilisations agricoles et de l’incinération des déchets. L’arsenic dans l’eau provient de la dissolution de minéraux et des minerais, provenant d’effluents industriels et de dépôts atmosphériques. Les sources naturelles d’arsenic, comme les roches en contenant qui se dissolvent, contribuent largement à la présence d’arsenic dans l’eau potable et dans les eaux souterraines.
Baryum
La concentration maximale acceptable de baryum dans l’eau potable est de 1,0 mg/L.
Le baryum est présent comme élément trace dans la roche ignée et dans la roche sédimentaire. Bien qu’on ne le retrouve pas à l’état libre dans la nature, il est présent dans un certain nombre de composés, dont les plus courants sont la barytine (BaSO4) et, dans une moindre mesure, la withérite (BaCO3). Le baryum n’est pas considéré comme un contaminant aux TNO.
Cadmium
La concentration maximale acceptable de cadmium dans l’eau potable a été fixée à 0,005 mg/L en fonction de critères d’ordre sanitaire.
Le cadmium est un métal d’un blanc argenté, brillant, mais qui se ternit et qui ressemble beaucoup au zinc. Il est malléable et ductile, et sa pression de vapeur est assez élevée. Le cadmium n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Chlorure
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour la présence de chlorure dans l’eau potable est de 250 mg/L. À des concentrations supérieures, le chlorure rend désagréable le goût de l’eau et des boissons composées avec de l’eau. Il peut aussi corroder le système de distribution.
Le chlorure est largement répandu dans la nature, généralement à l’état de sels de sodium (NaCl) ou de potassium (KCl). La majeure partie du chlorure dans l’environnement se trouve dans les océans. La présence des chlorures dans les sources d’eau potable peut être attribuée à la dissolution des dépôts de sel, à l’épandage de sel sur les routes pour faire fondre la glace et la neige, aux effluents des usines de produits chimiques, à l’exploitation des puits de pétrole, aux eaux d’égout, à l’écoulement des eaux d’irrigation, aux eaux de lixiviation des dépotoirs, aux émanations volcaniques, aux embruns marins et à l’intrusion de l’eau de mer dans les zones côtières. Le chlorure est généralement présent en faible concentration dans les eaux de surface naturelles du Canada. Les concentrations sont normalement inférieures à 10 mg/L et elles sont souvent inférieures à 1 mg/L.
Chrome
La concentration maximale acceptable de chrome dans l’eau potable a été fixée à 5 mg/L en tenant compte des exigences sanitaires.
Le chrome à l’état trivalent, que l’on retrouve le plus fréquemment dans la nature, est indispensable pour assurer le bon fonctionnement du métabolisme des lipides, du glucose et des protéines chez l’homme et l’animal. Il est considéré comme non toxique. Cependant, si les eaux brutes en contiennent, le procédé de chloration peut l’oxyder et en faire du chrome hexavalent. La concentration totale de chrome dans l’eau potable se situe généralement très en dessous de la concentration maximale acceptable. Le chrome n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Couleur
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour la couleur présente dans l’eau potable est de 15 uCV (unité de couleur vraie). La couleur n’est pas un paramètre d’ordre sanitaire.
L’eau potable peut être colorée à cause de la présence de matières organiques colorées, de métaux comme le fer, le manganèse et le cuivre, ou encore de déchets industriels très colorés. Même si la présence d’une couleur dans l’eau potable n’a pas d’incidence directe sur la santé, l’expérience a montré que les consommateurs, si leur eau potable est très colorée, peuvent refuser de la boire et se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement dont la salubrité n’est pas garantie.
Cuivre
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le cuivre présent dans l’eau potable est de 1,0 mg/L. Il a été fixé pour assurer la palatabilité de l’eau et pour réduire au minimum les taches sur la lessive et les accessoires de plomberie.
Le cuivre est un élément essentiel pour le métabolisme humain et il est bien connu que sa carence entraîne divers troubles cliniques, notamment l’anémie nutritionnelle chez les nourrissons. L’absorption de doses importantes de cuivre a des effets nocifs sur la santé, mais les concentrations auxquelles ces effets se manifestent sont beaucoup plus élevées que l’OE. Le cuivre est présent dans la nature sous forme de métal et dans les minéraux. Le cuivre n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Cyanure
Comme le cyanure est toxique pour les humains, la concentration maximale acceptable (CMA) de cyanure libre dans l’eau potable a été fixée à 0,2 mg/L.
Les cyanures sont libérés dans l’environnement aquatique avec les effluents de diverses industries comme celle de l’extraction de l’or. Selon des données représentatives, la concentration de cyanure dans l’eau potable consommée au Canada est très faible. Les déversements industriels ou les accidents de transport pourraient entraîner la contamination des sources d’eaux brutes par des concentrations élevées de cyanure. Le cyanure n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Fluorure
Aux TNO, les sources d’eau comprennent naturellement du fluorure, à un niveau se situant entre 0,1 et 0,3 mg/L. D’après les recommandations du dentiste en chef de Santé Canada, l’administrateur en chef de la santé publique du GTNO a décidé que la concentration optimale de fluorure dans l’eau potable, pour que cela soit bon pour les dents, devait être fixée à 0,7 mg/L. Dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, la concentration maximale de fluorure dans l’eau potable a été fixée à 1,5 mg/L.
L’ajout de fluorure dans l’eau potable reste une des interventions les plus rentables et les plus accessibles que les leaders communautaires peuvent prendre pour améliorer la santé bucco-dentaire dans les collectivités. Vous trouverez plus de renseignements sur le site de Santé Canada :
http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/environ/fluor-fra.php.
Aux TNO, la plupart des collectivités ne traitent pas l’eau potable pour y ajouter du fluorure ou l’en retirer. À l’heure actuelle, c’est-à-dire en 2015, notons toutefois que les collectivités d’Inuvik, de Fort Smith et de Yellowknife ont ajouté du fluorure dans l’eau pour améliorer la santé bucco-dentaire de la population. Les collectivités qui ajoutent du fluorure dans l’eau doivent surveiller son niveau en prélevant des échantillons quotidiennement.
Pour en savoir plus sur la façon dont votre collectivité gère le fluorure dans l’eau potable, veuillez communiquer avec votre administration communautaire ou l’agent en hygiène du milieu de votre région.
Fer
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la proportion du fer dans l’eau potable est de 0,3 mg/L. En concentration supérieure, le fer peut donner un goût déplaisant à l’eau et tacher la lessive et les appareils de plomberie.
Le fer est un élément essentiel à la nutrition. Les carences en fer peuvent avoir certains effets, notamment une insuffisance du développement mental chez l’enfant, une perte de rendement au travail chez l’adulte et, dans les cas graves, l’anémie et une oxygénation compromise. En abondance, le fer est le quatrième élément dans l’écorce terrestre et le premier parmi les métaux lourds. On le trouve surtout sous forme de Fe(II) ou de Fe(III). Au Canada, la concentration de fer dans les eaux de surface est généralement inférieure à 10 mg/L. On trouve généralement le fer dans les eaux de surface sous forme de sels contenant du Fe(III) lorsque le pH est supérieur à 7. La plupart de ces sels sont insolubles et sont précipités ou adsorbés sur différentes surfaces. Par conséquent, la concentration de fer dans les eaux bien aérées est rarement élevée. En milieu réducteur, comme dans certaines eaux souterraines, certains lacs ou certains réservoirs, et en l’absence de sulfure et de carbonate, on peut trouver du Fe(II) soluble en concentration élevée. La présence du fer dans des sources naturelles d’approvisionnement en eau est attribuable à la décomposition de la roche et des minéraux, aux eaux acides de drainage des mines, aux eaux de lixiviation des dépotoirs, aux effluents d’égouts ainsi qu’aux rejets des secteurs industriels qui traitent le fer.
Manganèse
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le manganèse présent dans l’eau potable a été fixé à 0,05 mg/L
La présence de cet élément dans les approvisionnements d’eau est indésirable pour plusieurs raisons. À des concentrations supérieures à 0,15 mg/L, le manganèse tache les éléments de plomberie et les tissus, en plus de donner aux boissons un goût désagréable. Il peut causer des problèmes dans les réseaux de distribution en y favorisant la croissance de microorganismes. Même à des concentrations inférieures à 0,05 mg/L, le manganèse peut former dans la tuyauterie des dépôts sous la forme de précipités noirs. Le manganèse est présent dans plus d’une centaine de composés de sels et de minéraux communs que l’on retrouve dans les roches, les sols et au fond des lacs et des océans. Le plus souvent, on trouve le manganèse sous forme de dioxyde, de carbonate ou de silicate de manganèse. Le manganèse pose surtout problème pour les systèmes d’approvisionnement utilisant des eaux souterraines.
Mercure
Le mercure est un élément toxique qui n’accomplit aucune fonction physiologique utile chez l’homme. La concentration maximale acceptable (CMA) de mercure dans l’eau potable est de 0,001 mg/L.
Le mercure cause de sérieuses préoccupations en raison de son accumulation sous forme organique chez les poissons. On a observé des concentrations élevées de mercure dans la chair de tous les poissons d’eau douce capturés dans les étendues dont on appréhende la contamination mercurielle, et qui souvent les rendent impropres à la consommation humaine. L’ingestion quotidienne à long terme d’environ 0,25 mg de mercure sous forme de méthylmercure a déjà causé l’apparition de symptômes neuropathiques; cependant, même dans les eaux canadiennes fortement polluées, les concentrations de mercure dépassent rarement 0,03 mg/L. Le respect de CMA de mercure dans l’eau potable garantit donc une marge confortable de sécurité. La teneur en mercure des eaux superficielles et de l’eau du robinet est généralement bien inférieure à cette concentration. Le mercure n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Nitrate
La concentration maximale acceptable (CMA) pour le nitrate dans l’eau potable a été fixée à 45 mg/L. Si le nitrate et le nitrite sont mesurés séparément, la concentration de ce dernier ne devra pas dépasser 3,2 mg/L.
L’effet toxique le plus répandu provoqué par la présence de nitrate dans l’eau potable est la méthémoglobinémie, qui entrave la circulation de l’oxygène dans les tissus corporels. Les nourrissons de moins de 3 mois sont les plus vulnérables. Le nitrate (NO3–) et le nitrite (NO2–) sont des ions très répandus et présents de manière naturelle dans l’environnement.
Tous deux sont produits par l’oxydation de l’azote (qui compose 78 % de l’atmosphère) par les microorganismes qui se trouvent dans les plantes, dans le sol ou dans l’eau, et, dans une moindre mesure, par les décharges électriques comme les éclairs. Le nitrate est la forme la plus stable d’azote oxydé, mais il peut être réduit en nitrite (modérément réactif sur le plan chimique) par l’action des microbes.
Les sources de nitrates dans l’eau (et en particulier dans les eaux souterraines) comprennent les plantes et les animaux en décomposition, les engrais agricoles, le fumier, les égouts domestiques, ou encore les formations géologiques contenant des composés d’azote sous forme soluble. Le nitrate n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO, étant donné qu’il s’y pratique très peu d’agriculture commerciale.
pH
La marge acceptable du pH de l’eau potable est comprise entre 6,5 et 8,5. À un pH inférieur à 6,5, l’eau est considérée comme acide et peut s’avérer corrosive. À un pH supérieur à 8,5, l’eau est considérée comme alcaline et peut causer des problèmes d’incrustation et d’entartrage. Plus le pH de l’eau est élevé, moins le chlore est efficace pour la désinfecter.
Sélénium
Le sélénium est naturellement présent dans l’environnement et vient de l’érosion et de l’altération des roches et des sols, ainsi que des cendres rejetées par les centrales électriques alimentées au charbon, de l’exploitation des mines et du raffinage du cuivre et d’autres métaux. On trouve également le sélénium dans les alliages en laiton sans plomb qui sont installés pour remplacer le plomb. La concentration maximale acceptable (CMA) de sélénium dans l’eau potable est de 0,05 mg/L.
Le sélénium est un élément nutritif essentiel. La CMA a été fixée par rapport aux symptômes de sélénose chronique chez les humains après une exposition prolongée à des concentrations élevées de sélénium. Les symptômes se caractérisent par une perte de cheveux, des caries dentaires, des ongles anémiés et le dysfonctionnement du système nerveux en cas d’exposition à des concentrations extrêmement élevées. La source de sélénium est principalement alimentaire et on dispose de peu de renseignements sur la toxicité du sélénium dans l’eau potable.
Sodium
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la concentration du sodium dans l’eau potable a été fixé à 200 mg/L. On considère ordinairement le goût de l’eau potable comme désagréable lorsque la concentration du sodium dépasse ce niveau. Le sodium n’est pas considéré comme toxique. Un adulte en absorbe normalement jusqu’à 5 g/jour. Même si l’apport moyen de sodium provenant de l’eau potable ne représente qu’une petite partie de ce qui est absorbé dans une alimentation normale, l’apport de sodium provenant de cette source peut être important pour les personnes souffrant d’hypertension ou d’insuffisance cardiaque, qui doivent en général suivre un régime alimentaire hyposodé.
Le sodium est le plus abondant de tous les éléments alcalins, et il constitue 2,6 % de la croûte terrestre. Ses composés sont très répandus dans la nature. Le sodium est un métal mou, blanc argenté et fortement réactif qui, dans la nature, ne se rencontre qu’à l’état combiné. Ce métal alcalin se présente fréquemment sous forme ionisée. On observe que, dans les milieux biologiques et même dans les solides tels que le chlorure de sodium, le sodium demeure sous forme ionisée.
Sulfate
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour la concentration des sulfates dans l’eau potable est 500 mg/L; il est fondé sur des considérations de goût. Vu la possibilité d’effets physiologiques nocifs à des concentrations plus élevées, il est aussi recommandé d’avertir les autorités compétentes si la concentration de sulfates d’une source d’eau potable dépasse 500 mg/L.
Le soufre est un élément non métallique. Le soufre, principalement sous la forme d’acide sulfurique, est l’un des produits chimiques les plus utilisés dans les sociétés industrialisées. La majeure partie du soufre est transformée en acide sulfurique.
Des composés à base de sulfates ou d’acide sulfurique servent aussi dans la fabrication de nombreux produits chimiques, teintures, verres, papiers, savons, textiles, fongicides, insecticides, composés astringents et émétiques. Ils servent aussi dans les industries des mines, de la papeterie, de la métallurgie et du placage. Le sulfate d’aluminium (alun) sert d’agent de sédimentation dans le traitement de l’eau potable; le sulfate de cuivre a servi aux États-Unis pour la limitation des algues bleues dans les eaux brutes et les réserves publiques d’eau. Le sulfate n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Matières dissoutes totales (MDT)
L’objectif d’ordre esthétique (OE) fixé pour les matières dissoutes totales (MDT) présentes dans l’eau potable a été fixé à 500 mg/L. Une concentration plus grande peut rendre l’eau trop dure, lui donner un mauvais goût et entraîner des dépôts minéraux et de la corrosion. En revanche, la présence de faibles concentrations de MDT dans l’eau contribue à lui donner bon goût.
Les matières dissoutes totales (MDT) sont les sels inorganiques et les petites quantités de matières organiques qui sont dissous dans l’eau. Leurs principaux constituants sont habituellement les cations calcium, magnésium, sodium et potassium et les anions carbonate, bicarbonate, chlorure, sulfate et, en particulier dans les eaux souterraines, le nitrate (en raison des utilisations agricoles). Les matières dissoutes totales présentes dans les réserves d’eau proviennent de sources naturelles, des égouts, du ruissellement urbain et agricole, et des eaux usées industrielles.
Dureté totale
Bien que la dureté puisse avoir sur l’eau des effets d’ordre esthétique, on n’a pas fixé de concentration maximale acceptable, car la tolérance du public à l’égard de la dureté peut varier considérablement selon les conditions locales. Une eau dont la dureté est supérieure à 200 mg/L est considérée comme médiocre, mais elle est tolérée par les consommateurs; les eaux dont la dureté est supérieure à 500 mg/L sont inacceptables pour la plupart des usages domestiques. On trouve généralement des niveaux de dureté supérieure dans les eaux souterraines.
La dureté de l’eau sert traditionnellement à mesurer le pouvoir de réaction de l’eau avec le savon. L’eau dure a besoin d’une quantité considérable de savon pour produire de la mousse; par ailleurs, elle provoque également l’entartrage des canalisations d’eau chaude, des chaudières et des appareils ménagers. La dureté de l’eau est due aux ions métalliques polyvalents dissous. Dans l’eau douce, les principaux ions responsables de la dureté sont les ions calcium et magnésium; les ions strontium, fer, baryum et manganèse y contribuent également.
Turbidité
La turbidité est une mesure de la limpidité ou de l’opacité relative de l’eau. La turbidité de l’eau vient de la présence de diverses matières en suspension et de matières colloïdales comme le limon, l’argile, des matières organiques et inorganiques en fines particules, le plancton et d’autres microorganismes. La turbidité n’est pas la mesure directe des particules suspendues dans l’eau. Il s’agit plutôt de la mesure de l’effet dispersif qu’ont ces particules sur la lumière. Un rayon de lumière demeure relativement non perturbé quand il traverse de l’eau absolument pure, alors que quand des particules sont présentes, elles diffusent et absorbent la lumière, qui n’est plus aussi bien transmise.
La turbidité est reconnue comme étant liée à la santé, car les particules peuvent receler des bactéries provenant de la désinfection au chlore et peuvent être une source de nourriture pour les microorganismes. Une forte turbidité dans l’eau peut provoquer des maladies d’origine hydrique et peut nécessiter d’augmenter le chlore nécessaire pour la désinfection.
Uranium
La concentration maximale acceptable (CMA) provisoire d’uranium dans l’eau potable est de 0,02 mg/L.
L’uranium se retrouve dans les sources d’approvisionnement en eau par lixiviation à travers les dépôts naturels de l’élément, par le rejet des résidus miniers, les émissions de l’industrie nucléaire, ainsi que la combustion du charbon et d’autres combustibles. Les engrais phosphatés peuvent également contribuer à la teneur en uranium des eaux souterraines. L’uranium n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Zinc
L’objectif d’ordre esthétique (OE) pour le zinc est de 5,0 mg/L. Le zinc est un élément essentiel qui est généralement considéré comme non toxique. Du point de vue nutritionnel, l’eau potable n’est pas considérée comme une source importante de cet élément. L’eau renfermant des teneurs en zinc supérieures à 5,0 mg/L a tendance à être opalescente, à laisser une pellicule graisseuse après ébullition et à prendre un goût indésirable à cause de son astringence.
Le zinc est un élément abondant. La forme minérale la plus commune du zinc est la sphalérite (ZnS), qui est souvent associée aux sulfures de certains autres éléments métalliques tels que le plomb, le cuivre, le cadmium et le fer. Le zinc n’est pas considéré comme un contaminant inquiétant aux TNO.
Carbone organique total (COT)
Le carbone organique total correspond à la quantité de matières organiques dans l’eau. Ces matières peuvent provenir de plantes ou d’animaux, de biofilms ou de bactéries présentes dans le réseau de distribution d’eau, ou de produits comme le pétrole ou le plastique. Les matières organiques sont contrôlées, car elles pourraient réagir avec le chlore et générer des sous-produits de désinfection comme les trihalométhanes. Les réseaux d’eau potable s’alimentent dans des sources à teneur élevée en matières organiques et sont généralement dotés de stations de traitement conçues pour éliminer les matières organiques de l’eau avant d’y ajouter le chlore.
Carbone organique dissous (COD)
Le carbone organique dissous mesure la partie dissoute des composés organiques dans l’eau. Ces matières peuvent provenir de plantes ou d’animaux, de biofilms ou de bactéries présentes dans le réseau de distribution d’eau, ou de produits comme le pétrole ou le plastique. Les matières organiques sont contrôlées, car elles pourraient réagir au chlore et générer des sous-produits de désinfection comme les trihalométhanes. Les réseaux d’eau potable s’alimentent dans des sources à teneur élevée en matières organiques et sont généralement dotés de stations de traitement conçues pour éliminer les matières organiques de l’eau avant d’y ajouter le chlore.
Total des solides en suspension (TSS)
Le total des solides en suspension (ou TSS) est contrôlé pour des raisons d’ordre sanitaire et esthétique. Les contaminants organiques et les métaux lourds étant adsorbés sur des particules, les matières en suspension protègent les microorganismes des désinfectants, ce qui peut se traduire par des nuisances olfactives.
Trihalométhane
La concentration maximale acceptable provisoire pour les trihalométhanes (THM) dans l’eau potable est de 0,100 mg/L. Les THM sont les sous-produits du mélange du chlore avec des particules organiques. Si l’eau brute contient des concentrations importantes de matière organique, des THM pourraient apparaître à l’étape de la désinfection. Le fait de boire de l’eau potable contenant beaucoup de THM sur une très longue période pourrait provoquer le cancer, mais le fait de boire de l’eau non désinfectée avec du chlore pourrait s’avérer encore plus risqué pour la santé.
Rôles et Responsabilités

Aux TNO, divers groupes se chargent de la salubrité de l’eau potable. Le diagramme suivant fournit une représentation visuelle des principaux contributeurs qui veillent à ce que l’eau potable soit salubre. Utilisez le menu de gauche pour en apprendre plus sur les responsabilités de chaque groupe. Ils travaillent de concert pour s’acquitter de leur mission : garantir la salubrité de l’eau potable pour les Ténois.
Administrations communautaires
Exploitant de la station de traitement de l’eau
- Maintenir la salubrité de l’eau dans la station de traitement.
- Traiter l’eau.
- Signaler si l’eau est impropre à la consommation.
- Vérifier régulièrement le système.
- Prélever des échantillons pour effectuer des analyses et consigner les résultats.
- Entretien général.
Superviseur de l’exploitant de la station de traitement des eaux
- Gérer les permis d’utilisation de l’eau.
- Signaler si l’eau est impropre à la consommation.
- Aider et conseiller les résidents.
- Élaborer un programme de maintenance.
- Gérer le système d’approvisionnement en eau potable.
- Gérer l’approvisionnement en eau, son traitement et sa distribution.
Conseil
- Approuver le budget pour la maintenance et la formation.
- Approuver les tarifs pour les services d’eau et d’égouts.
- Conseiller les résidents.
- Renouveler le permis d’utilisation d’eau.
- Approuver le rapport annuel qui doit être remis à l’office des eaux.
Administrateur principal de la collectivité
- Mettre au point le plan de formation des exploitants.
- Signaler si l’eau est impropre à la consommation.
- Élaborer un programme de maintenance.
- Superviser les exploitants de la station de traitement de l’eau.
- Encourager les exploitants à obtenir une certification.
- Rédiger le rapport annuel et le présenter à l’office des eaux.
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
Ministère des Affaires municipales et communautaires (MAMC)
- Offrir des formations et une certification aux exploitants.
- Financer les services d’aqueducs et d’égouts.
- Proposer de l’assistance technique et des services de dépannage pour les stations de traitement d’eau.
- Passer en revue le système d’approvisionnement en eau.
Ministère de l’Infrastructure (INF)
- Offrir des services en gestion de projet et des services techniques pour les projets groupés concernant les usines et le traitement de l’eau.
- Aide à la maintenance dans certaines régions (p. ex. fournir des génératrices).
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)
- Réglementer la qualité de l’eau potable et appliquer la réglementation concernée.
- Diriger l’élaboration et l’application des exigences sur l’échantillonnage et l’analyse de l’eau potable en conformité avec la Loi sur la santé publique et le Règlement sur les réseaux d’aqueduc.
- Approuver l’utilisation des sources d’eau, ainsi que la conception et l’exploitation des systèmes d’approvisionnement en eau.
- Publier les avis d’ébullition de l’eau.
Ministère de l’Environnement et du Changement climatique (MECC)
- Gérer les ressources en eau de la vallée du Mackenzie et les eaux intérieures de la région désignée des Inuvialuits par l’intermédiaire de la Loi sur les eaux et de la réglementation connexe.
- Fournir de l’information et des conseils spécialisés aux conseils de gestion et aux autres clients sur les effets des projets d’utilisation des terres et des eaux sur l’écosystème aquatique, selon les exigences de la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie (LGRVM), de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et la Loi sur les eaux. Le dernier rapport annuel comprend de nombreuses recommandations concernant la révision de la Loi sur les langues.
- Coordonner la mise en œuvre de la stratégie sur la gestion de l’eau des Territoires du Nord-Ouest.
- Recueillir des données sur la quantité et la qualité de l’eau aux TNO, en collaborant avec Environnement Canada et d’autres ministères fédéraux et territoriaux.
- Soutenir les activités locales de surveillance des écosystèmes aquatiques.
- Soutenir les initiatives locales de protection des sources d’eau.
- Négocier et mettre en œuvre des ententes de gestion de l’eau transfrontalières avec les provinces et les territoires avoisinants.
Offices des eaux
Les permis d’utilisation de l’eau sont délivrés par les offices des eaux des TNO.
- Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie (anglais seulemente)
- Office inuvialuit des eaux
- Office des terres et des eaux du Sahtu (anglais seulemente)
- Office gwich’in des terres et des eaux (anglais seulemente)
- Office des terres et de l’eau du Wek’èezhìi (anglais seulemente)
Frequently Asked Questions
What water quality tests are required under the Water Supply System Regulations?
Chlorine and turbidity are tested on a daily basis. Each month, a minimum of four water samples are taken to test for bacteria. Once per year, water samples are taken to test for chemical and physical parameters (metals, Total Dissolved Solids, pH, etc.). Additional details can be found under Monitoring and Testing.
Who is responsible for ensuring community governments are in compliance with sampling and testing requirements, and what happens if they are not in compliance?
Environmental Health Officers (EHOs) are responsible for ensuring community governments are in compliance with sampling and testing requirements. EHOs receive chlorine, turbidity, chemical and bacteriological reports on a regular basis from water treatment plant operators. This information is assessed by the EHOs to ensure they are in compliance with NWT drinking water safety legislation. EHOs also inspect each water treatment plant twice per year.
If a community government is not in compliance, then corrective action is required. Corrective action can vary depending on the circumstances and the seriousness of the problem. It may be as simple as taking another water sample or as major as issuing a Boil Water Advisory for the entire community.
Who has primary responsibility for providing safe drinking water in NWT communities?
Primary responsibility for providing safe drinking water falls to the community governments. Community governments are responsible for ensuring that trained staff treat and monitor the water on a daily basis. There are other agencies with funding, monitoring and enforcement responsibilities but the primary responsibility lies with the community governments.
What is the difference between raw and treated water?
Raw water is water you find in nature before it is treated. This can be water straight from a river, lake or well. It also includes melted ice or snow. Raw water often contains dirt and microorganisms that can make people sick.
Treated water is raw water that is processed in a plant to remove dirt and destroy microorganisms. Filters, chlorine and UV are some of the things used to turn raw water into treated water.
Why is our water treated?
Water is treated in order to kill any disease-causing microorganisms, which can be potentially fatal, and to remove any element or chemical that is above the maximum acceptable concentration or aesthetic objective of the Guidelines for Canadian Drinking Water Quality. Water is also treated to provide safe water that looks clean, and has minimal taste and smell.
How do I know my drinking water is safe to drink?
You would be notified by an authority if your water is not safe to drink. Drinking water quality in the NWT is tested on a regular basis for various parameters. When a problem is noted, the Environmental Health Officer has the authority to provide instructions to the community on how to deal with the problem, such as issuing a boil water advisory.
What is a boil water advisory?
A boil water advisory is announced by an authorized person, such as an Environmental Health Officer, when a treated water sample tests positive for E. Coli (which indicates fecal contamination and the possible presence of enteric pathogens, making it unsafe to drink). A boil water advisory would be issued and corrective actions taken.
A boil water advisory my also be announced if consecutive samples from a sample site or more than 10% of samples form the distribution system in a given calendar month show the presence of total coliform bacteria. The presence of total coliforms does not necessarily require a boil water advisory, but corrective actions would be taken.
In the event of an advisory, boil water at a rolling boil for 1 minute.
Are our water treatment plant operators certified?
The NWT has a mandatory water treatment plant operator certification program. Operators are required to meet experience and education standards as well as passing a certification exam. Following certification, they must obtain yearly Continuing Education Credits by taking classes and attending conferences related to water. Most operators in the NWT are certified to the level of the plant in which they work. As the certification program was voluntary until recently, there remain a few operators who have not yet achieved certification. Certification compliance rates are published in the GNWT Report on Drinking Water.
Is there fluoride in our drinking water?
Water sources in the NWT typically have naturally occurring fluoride levels between 0.1 and 0.3 mg/L. Based on the recommendation of Health Canada’s Chief Dental Officer, the NWT Chief Public Health Officer has determined that the optimal concentration of fluoride in drinking water for dental health benefits should be 0.7 mg/L. Canadian Drinking Water Quality Guidelines have set a maximum acceptable concentration of 1.5 mg/L of fluoride in drinking water.