Gestion financière : quel est votre rôle?
Budget
La prise de décisions concernant les programmes et les services à offrir est probablement ce qu’un conseil doit faire de plus important. Afin de prendre des décisions réalistes et efficaces, le Conseil doit savoir de quelle somme d’argent il dispose et connaître le coût d’exploitation des programmes et des services. Cela ne peut se faire sans un budget adapté et précis.
Fonctions du budget
- Document de politique qui établit les priorités et les objectifs communautaires.
- Plan financier qui présente les estimations de montants à recevoir et à dépenser.
- Guide des opérations qui décrit les activités, les services et les fonctions.
- Outil de communication qui donne un aperçu d’enjeux et de tendances budgétaires importants.
- Guide de planification des ressources qui définit un cadre pour des activités financières à venir.
Établissement du budget et lois du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO)
- Chaque conseil doit préparer un budget et en fournir une copie au ministre des Affaires municipales et communautaires avant le début de chaque exercice financier.
- Une estimation de tous les montants à recevoir et à dépenser doit figurer dans le budget.
- Le Conseil ne peut adopter un budget déficitaire.
- Tout déficit accumulé à la fin d’un exercice financier doit être comblé avant la fin de l’exercice suivant.
- Le Conseil doit nommer un auditeur une fois par an pour examiner les rapports financiers et faire des commentaires sur les pratiques de gestion.
Rôle du Conseil
- Définir les priorités communautaires.
- Adopter un budget qui alloue des ressources financières permettant de répondre aux besoins et aux priorités à l’échelle locale.
- Établir des objectifs et des normes de prestation de services (p. ex. trois livraisons d’eau potable par semaine).
- Adopter des règlements, des résolutions ou des politiques qui établissent des tarifs pour des services comme le ramassage des ordures, la livraison d’eau potable et la collecte des eaux usées.
Les conseillers doivent regarder la situation dans son ensemble, et non se concentrer sur des détails financiers. Il incombe à l’administration de fournir des renseignements financiers que le Conseil utilise pour établir si les recettes et les dépenses respectent les objectifs et pour prendre des décisions.
Recettes
Sommes gagnées, notamment les subventions et les contributions du gouvernement, et les frais payés par lui pour des services municipaux.
- Une part importante des recettes des collectivités ne disposant d’aucun pouvoir d’imposition foncière provient du GTNO.
- Le GTNO n’est pas imposé sur ce qui lui appartient dans une collectivité disposant d’un pouvoir d’imposition foncière, mais il paye une subvention tenant lieu d’impôt. Entre 20 et 40 % des fonds des collectivités disposant d’un pouvoir d’imposition foncière proviennent des impôts fonciers.
Provenance des recettes
Toutes les administrations municipales peuvent générer des recettes à partir de ce qui suit :
- vente de permis et de licences (p. ex. licences pour chien, permis de véhicule tout-terrain, permis d’exploitation de commerce);
- amendes;
- location d’immeubles ou de matériel;
- intérêts sur placements;
- ventes dans les cafétérias dans le cadre d’activités récréatives;
- frais d’utilisation pour le ramassage des ordures ou la livraison d’eau potable;
- contrats avec le GTNO pour l’exploitation de l’aéroport ou d’autres programmes et services, ou avec le gouvernement fédéral pour l’exploitation d’un bureau de poste, etc.;
- frais d’administration pour des programmes du GTNO ou du gouvernement fédéral qui ont été transférés.
Recettes provenant de sources locales
- Pourquoi ces frais sont-ils facturés?
- Le Conseil est-il autorisé à facturer ces frais?
- Le montant est-il réaliste? Pourrions-nous facturer un montant supérieur ou devrions-nous facturer un montant inférieur?
Questions importantes
D’importantes questions se posent lorsque le Conseil réfléchit à l’imposition de frais ou s’intéresse à de nouvelles recettes ou à de nouveaux programmes :
- Les nouvelles recettes couvriront-elles le coût d’exécution du programme? Dans le cas contraire, d’où proviendront les fonds? Peut-on raisonnablement s’attendre à ce que le personnel propose des options de financement pour le nouveau programme?
- Les nouvelles dépenses permettront-elles de répondre à un besoin communautaire? Dans le cas contraire, le nouveau programme ou service est-il vraiment nécessaire?
- La proposition de programme découle-t-elle de demandes faites par des membres de la collectivité? Ces membres sont-ils prêts à payer des frais supplémentaires pour ce programme, le cas échéant?
- Serait-il possible de supprimer ou de réduire d’autres programmes ou services pour financer ce projet?
- S’il s’agit d’un nouveau financement d’un ordre supérieur de gouvernement, pendant combien de temps sera-t-il en vigueur? Le financement est-il accompagné d’obligations?
Dépenses
Les dépenses comprennent les salaires, les coûts d’exploitation, les coûts en capital et les subventions versées aux groupes communautaires. Les décisions concernant les attentes se fondent sur trois facteurs principaux :
- Dépenses de l’exercice précédent : les conseillers peuvent compter sur l’administration pour leur fournir des renseignements au sujet des dépenses effectuées au cours du dernier exercice. Il est logique d’établir le budget de cet exercice à partir de celui de l’an passé si les chiffres des dépenses de ce dernier étaient réalistes.
- Nouveaux programmes ou services : les collectivités peuvent souvent générer des recettes en mettant sur pied des services ou en assumant des responsabilités supplémentaires du gouvernement territorial. Tout en améliorant leur coordination et leur intégration, de nouveaux services peuvent renforcer une collectivité. Toutefois, vous devez absolument tenir compte du coût de l’offre du service pour établir votre budget.
- Priorités établies par le Conseil : les conseillers s’assurent de définir les besoins locaux et de faire des choix en ce qui concerne les dépenses qui répondent le mieux à ces besoins.
Réflexion au sujet des dépenses d’exploitation et d’immobilisations
Toutes les collectivités sont à présent responsables de la planification des dépenses d’immobilisations, et il est indispensable que vous compreniez la différence entre les dépenses d’exploitation et d’immobilisations.
Les dépenses d’exploitation ou les dépenses courantes concernent les biens ou les services nécessaires aux activités quotidiennes de la collectivité. Elles servent à payer les salaires des employés de l’administration communautaire, l’électricité à la mairie et des frais similaires.
Les dépenses d’immobilisations, quant à elles, découlent de l’acquisition par la collectivité d’un actif immobilisé corporel, comme la mairie, l’aréna ou la station de traitement de l’eau. Les dépenses permettant d’améliorer ou de prolonger la durée de vie utile d’un actif existant entrent également dans la catégorie des dépenses d’immobilisations.
Contrôle du budget
Les conseillers sont notamment responsables de vérifier si le budget est adapté. Ils doivent être très attentifs aux recettes et aux dépenses.
L’administration devrait présenter au Conseil un rapport mensuel sur les dépenses et les recettes réelles depuis le début de l’exercice par rapport au budget total. Ce document doit contenir les données du mois précédent. Vous devriez demander à l’administration de fournir des renseignements permettant de comparer les dépenses depuis le début de l’exercice à ses prévisions et d’expliquer toutes les différences majeures.
Les dépenses permettent-elles de répondre aux priorités du Conseil et aux besoins de la collectivité? Comment le Conseil évalue-t-il le respect des besoins et des priorités? En définissant les priorités, avez-vous réfléchi à la méthode que vous adopteriez pour évaluer les résultats? Vous pourriez par exemple organiser un sondage auprès des résidents.
Dans le cadre d’un sondage, on peut poser les questions suivantes aux membres de la collectivité : « Que pensez-vous du service de livraison d’eau potable? », « Êtes-vous satisfait des services qui vous sont offerts? », « Dans le cas contraire, quels problèmes rencontrez-vous? », « Le service est-il fourni assez souvent? », « Le service est-il fourni à l’heure? », « Le tarif est-il acceptable? »
États financiers
Il existe deux catégories principales d’états financiers communautaires :
États financiers annuels
- Ils résument les opérations effectuées tout au long de l’année.
- Ils font l’objet d’un contrôle par un auditeur indépendant.
- Les états financiers vérifiés doivent être présentés au ministre dans les 120 jours qui suivent la fin de l’exercice financier.
États financiers intermédiaires
- Ils sont produits tout au long de l’exercice (généralement tous les mois).
- Le Conseil et l’administration les utilisent pour comparer les soldes au budget depuis le début de l’exercice.
- Ils permettent au Conseil de prendre des décisions.
Rôle de l’auditeur
- L‘auditeur doit être nommé par le Conseil.
- Le Conseil doit fournir le nom de l’auditeur au ministre dans les 30 jours qui suivent sa nomination.
Rôle principal de l’auditeur
- L‘auditeur doit produire des rapports sur la précision des états financiers de la collectivité.
- Il doit vérifier si les états financiers sont préparés correctement, conformément aux lignes directrices du ministre et aux principes comptables appropriés.
- Il doit rechercher des pratiques financières et des contrôles internes pertinents (p. ex. y a-t-il des procédures adéquates en vigueur pour recevoir des sommes d’argent? Pour gérer ces sommes? Pour déposer des fonds?).
Dans quelle catégorie l‘auditeur peut-il classer les états financiers?
- « Vérification sans réserve » (tout est en ordre).
- « Vérification avec réserve » (le vérificateur détecte quelques problèmes).
- « Récusation » (l’auditeur détecte des problèmes majeurs).
En quoi un auditeur est-il important pour une collectivité?
- L’auditeur est une source fiable de renseignement et de conseils financiers.
- Dans la « lettre de recommandations », l’auditeur indiquera à la collectivité où se situent les problèmes financiers et comment les résoudre.
- Un auditeur offre à la collectivité des services de consultation externes.
Importance de la présentation de rapports financiers en temps opportun
Le financement offert par d’autres ordres de gouvernement impose souvent l’établissement de rapports sur les dépenses des fonds. Tout manquement à ces obligations peut avoir de graves conséquences pour votre administration communautaire : votre collectivité pourrait ne pas recevoir de financement annuel l’exercice suivant ou ne pas être admissible à d’autres programmes de financement.
Budgeting
Decisions about what programs and services to offer is probably the most important thing a Council does.
In order to make realistic and effective decisions, Council must know how much money it has to operate with and how much the programs and services cost to run. This requires a clear, effective and accurate budget.
Purpose of the budget
- A policy document, stating community priorities and goals
- A financial plan, providing estimates of money to be received and spent
- An operations guide, describing activities, services and functions
- A communications device, providing an overview of significant budgetary issues and trends
- A resource planning guide setting a framework for future financial activities
Budgeting and GNWT legislation
- Every Council must prepare a budget and provide a copy to the Minister of Municipal and Community Affairs before each fiscal year
- The budget must show estimates of all money to be spent and received
- Council cannot pass a deficit budget
- Any deficit at the end of a fiscal year must be eliminated by the end of the next fiscal year
- Council must appoint an auditor once a year to review the financial records and comment on management practices
Council’s role
- Identify community priorities
- Adopt a budget that assigns financial resources to meet local needs and priorities
- Sets goals, objectives and standards for service delivery (e.g. three water deliveries per week)
- Make bylaws, resolutions or policies that set fees for services such as garbage collection, water delivery and sewage collection
Councillors should look at the big picture, not the small details of finance. It is Administration’s job to provide financial information that Council uses to determine if revenues and expenditures are on target and to make decisions.
Monitoring the budget
Part of a Councillor’s job is to watch how well the budget is working. A Councillor should pay close attention to revenue and expenditures.
Administration should give Council monthly variance reports that show the year-to-date actual expenditures and revenues compared to the total budget. These reports should show revenue and expenditures for the preceding month. You should request Administration provide information on how the expenditures to date compare with the amounts they expect to have spent by that point in time and how they explain for any large differences.
How well are Council priorities and community needs being served by the expenditures? How does Council measure or decide how well the needs and priorities are being met? Did you think about how you were going to measure success when you decide set priorities? You might, for example, survey residents.
A community survey could ask:
- What do you think of water delivery services?
- Are you getting good services? If not, what problems do you have?
- Is the service provided often enough? On time? Are the fees acceptable?
Revenue
Revenue is money earned, including government grants, contribution and charges for municipal services.
- A significant portion of Non Tax-Based Community revenue is from the GNWT.
- The GNWT does not pay taxes on its property within a Tax-Based Community. Instead, it provides a “grant-in-lieu” of taxes. In Tax-Based Communities, between 20%-40% of their money is raised through property taxes.
Sources of Revenue
All municipal governments can raise revenues by:
- Selling licenses (e.g. dog, ATV, business) and permits;
- Assessing fines;
- Renting buildings or equipment;
- Earning interest on investments;
- Profiting from recreation canteen sales;
- Charging user fees for garbage pick-up and/or water delivery;
- Contracting with the GNWT for operating the airport or other programs and services or with the federal government for operating a post office, etc.; and
- Charging administration fees for programs transferred from the GNWT or federal government.
Revenues from local sources
- Why is this charge being made?
- Does Council have the authority to charge the fee?
- Is the amount realistic? Could we charge more or should we charge less?
Important revenue questions
When considering fees or looking at new revenues or programs, Council should ask some important questions:
- Will the new revenues cover the cost of running the program? If not, where will the money come from? Is it reasonable to expect staff to suggest options for funding the new program?
- Will the new expenditure meet a community need? If not, is the new program/service really needed?
- Is the program suggestion in response to requests made by community members? If so, are they prepared to pay extra fees or other charges to pay for it?
- Are there other programs or services that could be cut or reduced to pay for it?
- If it’s new funding from a higher level of government, how long will it last? Are there obligations that come with the funding?
Expenditures
Expenditures are costs including salaries and wages, operating costs, capital costs and grants to community groups.
Decisions around what to expect are based on three main factors:
- Last year’s expenditures: Councillors can rely upon Administration to provide information about expenditures made during the previous year. Building this year’s budget from last year’s budget makes sense if last year’s expenditure figures were realistic.
- New programs or services: Communities can often raise new revenues by developing new services or taking on expanded responsibilities from the Territorial Government. While new services can result in a stronger community and better coordination and integration of services, it’s essential that you consider the cost of providing the service as part of your budget process.
- Priorities set by Council: Councillors make sure that local needs are identified and choices are made about which expenditures best meet local needs.S
Operating and capital expenditures
With the transfer of responsibility for planning capital expenditures having shifted to all NWT communities, it is critical that you understand the difference between operating and capital expenditures.
- Operating or current expenditures are made for goods or services necessary for the day-to-day operations of the community. They’re used to pay salaries to Community Government workers, pay for electricity use at the community hall and similar expenses.
- In contrast, capital expenditures result in the community acquiring an asset of fixed or permanent nature, like community hall, arena or water treatment plant. Expenditures which improve or extend the useful life of an existing asset are also considered capital expenditures.
Financial statements and reporting
Financial statements
There are two main types of community financial statements:
Annual financial statements
- Summarizing the whole year’s operations.
- These are the statements that are audited by an independent auditor.
- The audited financial statements must be submitted to the Minister within 120 days of the end of the fiscal year.
Interim financial statements
- Produced throughout the year (usually monthly).
- Used by Council and administration to compare year-to-date balances to budget.
- Used by Council to help make decisions.
Role of the Auditor
- Must be appointed by Council.
- Council must advise the Minister the name of the auditor within 30 days of being selected.
The main role of the auditor:
- To report the accuracy of the community’s financial statements.
- To see if the financial statements are prepared correctly – according to the Minister’s guidelines and proper accounting principles.
- To look for proper financial practices and internal controls (e.g. are there proper procedures in place for receiving money? For handling money? For depositing money?).
What opinions can the auditor form about the financial statements?
- “Unqualified audit” (everything in good order)
- “Qualified audit” (auditor finds a few problems)
- “Denied audit” (there are major problems)
Why is an auditor valuable to a community?
- An auditor can be valuable source of financial information and advice
- In the “management letter” the auditor will tell the community
- Where the financial problems are
- How to correct these problems
- An auditor provides outside consulting advice to the community
Importance of timely financial reporting
Funding from other levels of government often comes with the need to provide reports on how the money was spent.
Failure to live up to these obligations can have important consequences for your community government: your community may not receive annual funding the following year; your community may not qualify for other program funding.